Balbuzards sur l’autoroute 10: un nouvel éclairage avant la période de nidification
MAGOG. S’ils reviennent s’établir sur leur lampadaire chouchou, les balbuzards pêcheurs de l’autoroute 10 seront perchés au-dessus d’un éclairage modernisé. Des travaux viennent d’être réalisés en ce sens, juste à temps avant leur arrivée prévue d’ici les prochaines semaines.
Le ministère des Transports et de la Mobilitié durable (MTMD) confirme que des travaux de remplacement des lumières se poursuivent dans différents secteurs de l’Estrie, et Magog en fait partie. Des équipes du MTMD ont d’ailleurs été dépêchées dans le secteur de la sortie 118 de l’autoroute 10, au cours des derniers jours.
Parmi les lampadaires qui ont fait l’objet d’une mise à niveau des systèmes d’éclairage au DEL, il y a celui sur lequel s’installe depuis quelques années un couple de balbuzards pêcheurs (voir autre texte). “Les travaux ont été réalisés le 18 mars en matinée, soit avant l’arrivée des oiseaux migrateurs, soutient la porte-parole du MTMD en Estrie, Isabelle Dorais. Au préalable, et selon la procédure, le Ministère a obtenu un permis de gestion de la faune qui l’autorisait à remplacer les fûts d’éclairage à certaines conditions, en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.”
L’une des exigences était que le nid en question soit inoccupé avant de procéder au remplacement.
Pour s’en assurer, une équipe du Ministère s’est présentée sur le site la veille de l’opération, c’est-à-dire le 17 mars en après-midi. “Il n’y avait aucun signe de la présence de balbuzards dans le secteur et aucun indice de leur présence dans le nid. Ce dernier était endommagé par les vents et les conséquences de l’hiver”, précise Mme Dorais.
La porte-parole ajoute que ce type d’ouvrages doit être réalisé hors de la période de nidification, c’est-à-dire entre le 1er octobre et le 31 mars. Si des oiseaux avaient devancé leur retour printanier avant le mois d’avril, les travaux auraient été reportés à l’automne.
À savoir si le MTMD avait envisagé la possibilité de laisser les lumières d’un lampadaire éteintes lorsqu’il y a la présence d’un nid occupé, Isabelle Dorais soutient que ce genre de décision repose sur un équilibre entre la sécurité routière et la protection de la biodiversité. “En ce qui concerne le nid se trouvant à la sortie 118, le lampadaire se situe dans une courbe prononcée de la bretelle de l’autoroute 10. C’est donc un secteur où l’éclairage est essentiel pour améliorer la visibilité et réduire le risque d’accident. En contrepartie, les lampadaires sont munis de dispositifs pour diriger la lumière uniquement au sol et non vers le ciel”, conclut la responsable.
