Atteinte du Parkinson: l’enseignante Isabelle Audet a fait la paix avec sa maladie

Par Patrick Trudeau
Atteinte du Parkinson: l’enseignante Isabelle Audet a fait la paix avec sa maladie
Isabelle Audet trouve maintenant le moyen de sourire, même si elle reconnaît que l'annonce de sa maladie a été une pilule difficile à avaler. (Photo : Le Reflet du Lac - Patrick Trudeau)

SANTÉ.  Tirer le mauvais numéro à la loterie de la santé, voilà sans doute ce que s’est dit Isabelle Audet, en juin 2021, lorsqu’on lui a annoncé qu’elle souffrait de la maladie de Parkinson et qu’elle devrait vivre avec ce désordre neurologique jusqu’à la fin de ses jours.

À 46 ans seulement (45 au moment du diagnostic), Isabelle Audet est le genre de personne qu’on pourrait aisément prendre pour modèle.

Enseignante à l’école secondaire de La Ruche, mère de quatre enfants et active physiquement, elle a toujours prôné de saines habitudes de vie.

Rien ne laissait présager qu’elle ferait partie des 25 000 personnes au Québec touchées par cette maladie neurodégénérative, même si son père en a lui aussi souffert pendant ses dernières années de vie.

 « Il n’y a pas de lien génétique entre nos deux cas, précise-t-elle d’entrée de jeu. C’est simplement un mauvais hasard ».

Ayant noté les premiers symptômes à l’hiver 2021 (perte de dextérité, douleur dans un bras, spasmes, etc.), Mme Audet s’est mise à redouter le pire lorsque des tremblements se sont ajoutés à la liste. « J’ai passé plusieurs tests et on m’a confirmé que c’était bel et bien du Parkinson. Ce fut une pilule difficile à avaler; j’ai beaucoup pleuré au cours de l’été », avoue-t-elle, tout en précisant être d’avantage en paix un an plus tard.

Un tournoi de golf en son honneur

Sachant que la maladie ne peut être vaincue, mais qu’on peut en ralentir la progression, l’enseignante magogoise a décidé de faire tout ce qui était en son pouvoir pour conserver ses acquis physiques, soit éviter le stress et augmenter l’activité physique. « J’ai diminué ma tâche de travail à l’école et j’ai intégré des séances quotidiennes de sport. Je suis presque devenue une athlète sérieuse », dit-elle avec une touche d’humour.

Elle a également décidé de prêter sa voix à l’organisation d’un tournoi de golf-bénéfice qui aura lieu ce samedi au Club du Mont-Orford, et qui est organisé en son honneur par l’un de ses anciens élèves à La Ruche, Ludovick Bombardier, aidé de Samuel Grégoire. « J’ai été très touchée par le geste de Ludo et c’est pour ça que j’ai accepté d’en parler publiquement, même si je n’ai jamais caché mon état à mon entourage. On se doit de souligner cette initiative mise sur pied par deux jeunes, surtout que les fonds seront remis à Parkinson Québec », précise Isabelle Audet.

Cette dernière, comme toutes les autres personnes dans sa situation, est d’avis qu’il faut vivre d’espoir et donner un coup de main à la science.

D’autant plus, constate-t-elle, que les cas augmentent progressivement. « On espère tous qu’il y aura éventuellement un nouveau traitement qui viendra améliorer considérablement l’état de santé des personnes atteintes du Parkinson. Le médicament qui est le plus efficace actuellement est le même que mon père prenait il y a 30 ans », constate-t-elle.

« On est vraiment dû pour une découverte significative », lance-t-elle sur un ton optimiste.

Pour contribuer à la campagne de financement entourant le Tournoi de golf amical LBSG et jumelée à Parkinson Québec, cliquez ici 

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Nathalie Villemaire
Nathalie Villemaire
17 jours

Bravo Isabelle pour ton témoignage, peut-être cela fera t-il avancer les recherches…Courage mon amie!

Lucille Mandin
Lucille Mandin
14 jours

Avec toute mon admiration Isabelle! Un message qui nous inspire à vivre pleinement, en dépit des circonstances qui se présentent à nous!
Bon courage!