Ariane Moffatt s’éclate avec les producteurs locaux
FERMES. Pétillante sur scène ou lors de ses diverses apparitions publiques, Ariane Moffatt est tout aussi enthousiaste lorsqu’elle parle d’agriculture et des producteurs locaux. Voilà sans doute pourquoi on lui a confié le mandat d’ambassadrice de la Tournée estrienne Mangeons local, un rôle qu’elle a joué avec un plaisir non dissimulé.
En compagnie d’une équipe de tournage, la populaire chanteuse a visité trois entreprises agroalimentaires estriennes, le 4 juin dernier, afin d’y réaliser des capsules vidéo.
Pour les besoins de la cause, on l’a notamment vue cueillir des œufs de cane à la ferme À la canne blanche (Stukely-Sud), nourrir des moutons aux Serres Simard (Eastman) et mettre en terre des plants de rhubarbe à la Ferme St-Élie (Saint-Élie d’Orford).
Ces vidéos, qui visent à faire la promotion des fermes de proximité tout en favorisant l’agrotourisme et l’achat local, seront dévoilées à la mi-juillet, sur les réseaux sociaux de l’UPA-Estrie.

Ariane Moffatt a eu la chance de cueillir des œufs de cane directement dans les enclos des oiseaux, lors de son passage à la ferme À la canne blanche. (Photo gracieuseté – UPA Estrie/François Demontagne)
Coup de cœur à Stukely-Sud
Bien que toute la journée se soit déroulée dans la bonne humeur, Ariane Moffatt a semblé particulièrement apprécier son segment à la ferme À la canne blanche, où elle a côtoyé Maryse Sauvé et Daniel Bonin, deux agriculteurs aveugles qui sont les plus importants producteurs d’œufs de cane au Québec.
“J’avais déjà lu des articles sur leur histoire et j’avais versé quelques larmes. C’est vraiment impressionnant de les voir aller”, a-t-elle constaté.
Très à l’aise malgré les contraintes techniques du tournage télévisuel, les deux agriculteurs de Stukely-Sud en ont profité pour dévoiler quelques projets à venir, eux qui produisent déjà plus de 300 000 œufs annuellement.
“Nous allons construire deux autres bâtiments pour accueillir de nouveaux oiseaux. Et nous allons mettre sur pied une fondation qui s’appellera “À la petite canne blanche” et qui nous permettra d’accueillir des enfants vivant avec un handicap visuel. Ce sera un mini camp de jour où ils pourront manipuler nos oiseaux et se familiariser avec notre travail”, explique Maryse Sauvé.
“On veut leur démontrer que, même si on perd l’usage de nos yeux, la vie n’est pas terminée”, renchérit Daniel Bonin.

Maryse Sauvé et Daniel Bonin, copropriétaires de la ferme À la canne blanche, ont accueilli Ariane Moffatt avec beaucoup de bonheur. (Photo gracieuseté – UPA Estrie/François Demontagne)
Une fibre d’amour pour le Québec
Résidente à temps partiel de la MRC de Memphrémagog depuis quelques années, Ariane Moffatt soutient avoir toujours été fascinée par tout ce qui touche à l’agriculture en général.
“J’aime travailler la terre, même si je n’ai pas beaucoup de talent. À notre chalet, c’est ma conjointe qui fait la majorité des aménagements, comme les plates-bandes. Elle est pas mal meilleure que moi. En réalité, c’est elle qui aurait dû être porte-parole de la campagne”, lance la sympathique artiste en riant.
“L’agriculture développe ma fibre d’amour pour le Québec. Et avec tout ce qui se passe du côté des États-Unis, on prend de plus en plus conscience de l’importance de l’industrie agroalimentaire et de la nécessité de produire nous-mêmes nos aliments”, ajoute-t-elle sur une note plus sérieuse.
Chapeautée par l’UPA-Estrie, la Tournée Mangeons local est présentée par Aliments du Québec et le Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE). Trois autres régions du Québec profiteront d’une promotion similaire au cours des prochaines semaines.

Ariane Moffatt a visité les Serres Simard, où elle a été accueillie par Daniel Monette, Diane Trudel et Noël Simard. (Photo gracieuseté – UPA Estrie/François Demontagne)
“L’Estrie est la région du Québec qui est sans doute la plus diversifiée en matière d’agriculture. Nous avons de très grosses fermes, mais nous avons aussi plusieurs petits producteurs qui cultivent des légumes de toutes sortes, et parfois très rares”, fait valoir le président l’UPA-Estrie, Michel Brien.
Président du CIBLE et copropriétaire de la Ferme Erb – La Grange maraîchère à Magog, Claude Erb rappelle que les fermes de proximité sont l’une des meilleures façons de favoriser l’achat local. “J’invite les consommateurs à visiter les petits producteurs et à s’informer sur leur travail. C’est important de connaître le produit qu’on achète et qui va se retrouver dans notre assiette”, plaide-t-il.

Claude Erb invite les consommateurs à visiter les petits producteurs maraîchers. (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)
