100 000 abeilles au Marais: les marcheurs n’ont rien à craindre

Par Pierre-Olivier Girard
100 000 abeilles au Marais: les marcheurs n’ont rien à craindre
Avec son projet d'apiculture, le Marais veut éduquer la population sur le rôle des abeilles et ce qui les distinguent des guêpes, de nature plus agressive. (Photo : gracieuseté - Catherine Corriveau)

MAGOG. L’annonce d’un projet d’apiculture au Marais de la rivière aux Cerises, qui attirera cet été environ 100 000 abeilles, a vite suscité de l’inquiétude chez certains utilisateurs des lieux. Toutefois, la direction se fait rassurante.

En apprenant l’installation de deux ruches dans le secteur, quelques internautes sont rapidement montés aux barricades. Certains ont même fait savoir qu’ils éviteraient l’endroit dorénavant, notamment pour des raisons d’allergies.

La directrice générale du Marais, Laura Dénommée-Patriganni, assure que ce nouveau partenariat avec la Miellerie l’Abeille et la Bête se fera en harmonie avec les visiteurs, et surtout, dans la plus grande discrétion. «Les ruches ont été installées loin des sentiers, à un endroit inaccessible pour le grand public, explique la gestionnaire. Le but est justement de prendre toutes les précautions nécessaires pour la sécurité de tous. Je le répète: tout a été prévu et réfléchi.»

Il a même été envisagé de faire le projet sur le toit végétal du Centre d’interprétation du Marais. D’un point de vue éducatif, cet endroit aurait été idéal selon la biologiste de formation.

Cependant, pour éviter de possibles désagréments avec les utilisateurs, cette option a vite été écartée. «Les gens n’ont aucune raison d’avoir peur, d’autant plus que la très grande majorité ne verra aucune différence», assure Mme Dénommée-Patriganni.

«Évidemment, quand on se promène dans un milieu naturel comme le marais, il y a plus de chances de se faire piquer qu’en restant entre les quatre murs de sa maison. Cela étant dit, une telle malchance peut aussi bien survenir à la plage des Cantons ou encore en se promenant au centre-ville», relativise-t-elle.

 

Un problème d’éducation

Même son de cloche du côté de Jonathan Douville, l’apiculteur responsable du projet. Il assure que seuls les marcheurs «très attentifs» réussiront à observer le petit insecte qu’il ne faut pas confondre, prévient-il, avec la guêpe. «Les abeilles s’intéressent aux fleurs, contrairement aux guêpes qui, elles, s’intéressent davantage au contenu des boîtes à lunch, image-t-il.

«De plus, les guêpes sont téméraires et agressives, tandis que les abeilles attaquent uniquement pour défendre la colonie. Et contrairement aux guêpes, l’abeille meurt après avoir piqué, donc elle le fait uniquement en dernier recours», explique l’homme d’affaires.

Douville est justement bien placé pour affirmer que les abeilles sont de bonnes voisines. Sur le terrain de sa résidence privée, il compte une dizaine de ruches et selon lui, impossible de le savoir. «Nos invités ne s’en rendent pas compte, même lorsque nous faisons des soupers sur le balcon. Les abeilles s’intéressent seulement aux fleurs de mes platebandes et pour le reste, elles se tiennent loin de nous», conclut-il.

Pour plus de détails sur le projet: maraisauxcerises.com ou 819 843-8118.

Il ne faut pas confondre les abeilles (image du haut) avec les guêpes (image du bas), qui sont plus agressives.
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