L’arme à impulsion électrique fait son entrée à la Régie de police de Memphrémagog

L’arme à impulsion électrique fait son entrée à la Régie de police de Memphrémagog

L'agent Nicolas Marcoux est responsable de la formation des policiers pour l'utilisation de l'arme à impulsion électrique.

Crédit photo : (Photo Le Reflet du Lac - Pierre-Olivier Girard)

ARMES. La Régie de police de Memphrémagog (RPM) dispose d’un nouvel outil pour arrêter les suspects offrant de la résistance. Il s’agit de l’arme à impulsion électrique (Taser), qui a d’ailleurs été utilisée pour une première fois le 2 septembre dernier à Magog.

Cet équipement déjà fort répandu dans les services policiers a été acquis au début de l’été. Depuis, quelques agents ont reçu une formation pour être en mesure de l’utiliser de manière sécuritaire et efficace. Chacun d’entre eux a même été dans l’obligation de se prêter au jeu en recevant une décharge.

Comme l’explique le lieutenant Sylvain Guay, le «Taser» ne deviendra jamais le premier réflexe à utiliser lors d’une intervention. Il s’agit davantage d’une arme qui peut éviter qu’une opération dégénère. «Lors d’une intervention, on ne sait jamais comment ça va finir, soutient-il. La plupart du temps, les gens vont collaborer et obtempérer. Mais dans les cas où une personne démontre de la résistance physique, il y a des risques réels de blessure, tant pour le policier que pour le suspect. Le «Taser» devient donc un outil très pratique.»

Le haut gradé de la RPM fait valoir que l’arme à impulsion électrique est beaucoup moins dommageable que les autres armes intermédiaires, comme le poivre de Cayenne qui implique une décontamination ou le simple bâton. De plus, elle réduit les probabilités de recourir à l’arme à feu, qui peut s’avérer mortelle. «Évidemment, sur le coup, la personne qui reçoit la charge est sonnée. Mais elle retrouve assez rapidement ses capacités physiques. Il faut tout de même se rendre à l’hôpital puisque les sondes ne peuvent être enlevées que par du personnel médical, notamment pour éviter des contaminations», ajoute le principal intéressé.

Quel que soit le dénouement d’une intervention, le lieutenant Guay rappelle que «c’est toujours le gros bon sens des policiers» qui va l’emporter. La discussion et la négociation seront toujours les moyens priorisés, selon lui. «Mais parfois, il faut prendre les moyens nécessaires pour arriver à contrôler une situation, comme ce fut le cas le 2 septembre sur la rue Sherbrooke. Le même suspect avait été arrêté au printemps dernier et un policier avait été blessé. Cette fois-ci, personne n’a subi de blessure», conclut-il

Une arme dissuasive

Sans même appuyer sur la gâchette, l’arme à impulsion électrique s’avère très efficace selon le policier instructeur Nicolas Marcoux. Il soutient que dans plus de 80% des cas, le simple fait de montrer le «taser» ou d’activer l’arc électrique est suffisant pour dissuader un individu armé, en crise ou intoxiqué. «Pour moi, l’arme à impulsion électrique sauve des vies, tout simplement. Elle permet de contrôler un individu plutôt d’y aller au corps à corps, où le risque de blessure est réel autant pour lui que pour nous. À l’inverse, il s’agit d’une arme de plus pour le policier, donc une responsabilité supplémentaire sur ses épaules. Il faut en être conscient et agir en conséquence.»

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JFP

“le simple fait de montrer le «taser» ou d’activer l’arc électrique est suffisant pour dissuader un individu armé, en crise ou intoxiqué.”

Tu dois dégriser assez vite 😛