Bruno Duquet a vécu l’humiliation en revoyant ses anciens clients

Bruno Duquet a vécu l’humiliation en revoyant ses anciens clients

Entre l'immobilier et son passage chez Costco, Bruno Duquet s'est découvert une passion pour l'écriture et un goût d'aider les autres.

Crédit photo : Le Reflet du Lac - Patrick Trudeau

GUÉRISON. Lorsqu’il s’est retrouvé à emballer l’épicerie d’anciens collègues ou clients, Bruno Duquet a vu son égo et sa fierté fondre comme neige au soleil. Mais il demeurait convaincu de pouvoir retrouver un jour son amour propre, et même, aider les autres à traverser des épreuves.

Pendant 27 ans, M. Duquet a mené une vie professionnelle relativement prospère dans le monde de l’immobilier à Magog.

Succès dans la vente, propriétaire d’une petite galerie d’art, niveau de vie élevé, tout semble lui sourire.

Les choses se mettent à mal virer lorsqu’il se lance dans un projet d’unités de condominiums. «En l’espace de trois ans (de 2010 à 2013), tout s’est écroulé. Les condos ne se vendaient pas, et en plus d’avoir tout financé, je devais continuer à assumer les frais d’entretien. Les dépenses à supporter étaient énormes. Il y a même eu des problèmes d’affaissement de terrain et je me suis retrouvé avec des poursuites sur le dos. Vraiment, tout allait mal», se remémore-t-il.

Criblé de dettes, il perd tous ses biens en 2013. «On a saisi ma voiture, mon bureau et tout ce qui pouvait avoir une certaine valeur. J’avais même acheté la maison de mes parents pour en faire une résidence bigénérationnelle, et on s’est tous retrouvé à la rue», se désole-t-il.

«Au cours de cette période noire, j’avais remporté un lot de 67 000 $ à la loto. Évidemment, je n’ai jamais vu la couleur de cet argent», ajoute-t-il.

Emballeur au Costco

Devant subvenir à ses besoins, Bruno Duquet obtient un emploi de commis au magasin Costco de Sherbrooke.

Bien qu’il adorait cette compagnie, il reconnaît avoir vécu beaucoup d’humiliation en occupant ce poste durant neuf mois. «Je rencontrais régulièrement des anciens collègues de travail ou d’ex-clients à qui j’avais déjà vendu une maison. Il y avait un profond malaise, autant de leur côté que du mien. Certains changeaient même de caisse pour  ne pas avoir à me croiser», explique-t-il, sans aucune amertume.

«Moi qui avais toujours eu un égo surdimensionné, voilà que je me retrouvais à emballer leur épicerie. Pour chaque article que je mettais dans le panier, il y avait une partie de mon égo qui disparaissait», reconnaît-il, en avouant avoir eu des pensées suicidaires à certaines occasions.

La métaphysique à la rescousse

Parallèlement à son emploi chez Costo, Bruno Duquet effectue un retour aux études à temps partiel.

Fasciné depuis longtemps par tout ce qui touche les rêves, l’esprit ou l’énergie, il opte pour un cours de métaphysique. «La métaphysique est tout ce qui va au-delà du domaine physique, ce qui ne peut être mesuré ou expliqué. Depuis que je suis jeune, je fais de la visualisation. Mais je l’ignorais à l’époque, car je ne savais pas ce que c’était», donne-t-il à entendre.

De fil en aiguille, il s’initie à la méditation, s’adonne à l’écriture d’un livre et complète une formation de conférencier. Depuis un an, il travaille également comme directeur des ventes chez Habitation KYO, à Eastman.

Et voilà qu’aujourd’hui il s’apprête à lancer son premier livre, «Ma Thérapie», tout en offrant ses services comme coach de vie et conférencier à travers  la province. «Ma conférence s’intitule «Rêver, c’est vivre». C’est important de se rattacher à ses rêves et de ne pas se limiter à l’espace-temps. Quand on cesse de rêver, on cesse de vivre», met-il en garde.

Ayant lui-même édité et mis en marché le livre «Ma Thérapie», M. Duquet lancera officiellement son ouvrage le 25 janvier prochain au Centre d’interprétation du Marais.

Il offrira du même coup la conférence qu’il mijote depuis quelques mois et qui propose des outils pour guérir certaines blessures intérieures. «Ce livre m’a sauvé la vie. Il donne des trucs pour changer des choses, un pas à la fois. Il aborde aussi la méditation et explique comment on peut la pratiquer. Depuis trois ans, je médite moi-même 30 minutes chaque jour avant d’aller travailler», affirme l’auteur et conférencier.

«Au début, je n’aimais pas vraiment ça, car ça ne me faisait rien. Mais, c’est comme toute chose, il faut se donner du temps pour apprendre», estime-t-il.

Pour en apprendre davantage: www.brunoduquet.com

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Perle Bouchard
Invité
Perle Bouchard

Un bel exemple de cet homme de grande classe, la vie nous ouvre toujours de belles portes…
Félicitations monsieur l’écrivain!

Véronic Béliveau
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Véronic Béliveau

Je te lève mon chapeau !! Continue croire en ses rêves croire en soi un jour à la fois….parfois tomber est pour mieux se relever… WoW ??

Josée Laporte
Invité
Josée Laporte

Je te lève mon chapeau et lâche pas sois fier de toi wow xxx Josée

Valérie Latulippe
Invité
Valérie Latulippe

Wow! Vraiment, bravo! C’est à travers l’échec que l’on montre la mesure de ce qu’on est. J’ai connu Bruno il y a longtemps. Chic type. Je suis contente qu’il se soit relevé et qu’il partage son expérience afin d’aider les autres.

Alexandra Abraham
Invité
Alexandra Abraham

GÉNIAL!!! Je suis honorée pour toi Bruno! C’est sur et certain que je vais acheter ton livre et j’en profite…. je vais sûrement avoir besoin de tes services de conférencier😇… Je te félicite encore! C’est la meilleure façon de croire en soit!
Comme on dit si bien au pays…  « On a un rêve, on y croit, on le décroche et on le fait VIVRE »
Pensée Africaine😊

Johanne Gosselin
Invité
Johanne Gosselin

Allô Bruno
Je suis aux Îles de la Madeleine en ce moment et il y a 2 jrs j’ai eu des nouvelles de toi par quelqu’un assis à côté au resto .
Contente de voir que tout va bien pour toi lâche pas comme je t’ai déjà tu es une belle et bonne personne.
Il y a quelques années j’ai passé un été dans la maison jaune. Mon conjoint était dans les chapiteaux.
Beaucoup de bonheur Bruno .
Johanne