Atteinte de la maladie de Lyme, une jeune «missionnaire» a besoin d’aide

Atteinte de la maladie de Lyme, une jeune «missionnaire» a besoin d’aide

Malgré son état de santé, Nadia Labbé garde espoir de retrouver une meilleure qualité de vie. D'ici quelques semaines, ses proches souhaitent amasser 30 000 $ pour lui permettre de suivre des traitements à l'étranger.

Crédit photo : Le Reflet du Lac - Patrick Trudeau

MALADIE. Dès son adolescence, Nadia Labbé ressentait le besoin d’aider les plus démunis, que ce soit auprès d’organismes québécois ou encore lors de missions humanitaires à l’étranger. Mais cette fois, c’est à son tour d’avoir besoin du soutien des autres alors qu’elle livre un combat face à la maladie de Lyme.

Par le biais de la plateforme «One Dollar Gift», les proches de Nadia Labbé viennent de lancer une campagne de financement visant à amasser 30 000 $. Ce montant serait suffisant pour couvrir les dépenses entourant le séjour et les traitements dans une clinique privée d’Allemagne.

La jeune femme espère pouvoir s’y rendre d’ici la fin de l’été 2018. «Étant donné la progression de la maladie, on m’a informée qu’il pouvait y avoir des risques de paralysie si ma condition se détériorait. Quand j’ai appris cette possibilité, j’ai compris qu’il y avait urgence d’agir.»

À 22 ans seulement, Nadia Labbé a vu sa qualité de vie fondre comme neige au soleil.

Celle qui était autrefois très active doit maintenant apprivoiser des douleurs quotidiennes qui peuvent s’attaquer à son système sans crier gare, en plus de lui occasionner des migraines plusieurs fois par semaine. «Je peux me sentir très bien pendant des heures, et me retrouver quelques minutes plus tard complètement terrassée par la douleur. On ne sait jamais quand ça va frapper», explique-t-elle avec un calme olympien.

«Lorsque j’étais jeune, j’étais très active, et même hyperactive. Escalader une montagne chaque jour, c’était un rythme de vie normal. Aujourd’hui, je me considère chanceuse lorsque je peux prendre une petite marche avec mon chien», précise la jeune femme.

Une générosité qui coûte cher

Ironiquement, c’est peut-être en raison de sa grandeur d’âme que Nadia Labbé se retrouve aujourd’hui avec d’importants problèmes de santé.

Selon toutes vraisemblances, elle aurait contracté la maladie de Lyme lors d’une mission humanitaire, à la fin de son adolescence. «J’ai visité une dizaine de pays au cours des dernières, mais la seule fois où je me rappelle avoir été piquée par une tique, c’est lors d’un voyage en Europe en 2013. Quand j’étais revenue, j’avais été très malade pendant une semaine», se remémore-t-elle.

«Des symptômes plus permanents sont apparus en 2014 et 2015, mais j’étais encore capable physiquement de faire des voyages humanitaires. Les médecins pensaient que j’étais atteinte de fibromyalgie, mais on a finalement découvert plus tard que c’était la maladie de Lyme», raconte-t-elle.

Sans médecin de famille pour assurer un suivi et constatant que le milieu médical québécois éprouvait de la difficulté à résoudre des cas comme le sien, la jeune Magogoise a accentué ses recherches pour découvrir qu’il existait des traitements prometteurs en Allemagne. «J’ai discuté avec des gens qui ont eu de très bons résultats dans une clinique allemande. Pour l’instant, on ne parle pas d’une guérison complète, mais bien d’une amélioration considérable de la qualité de vie. Ce serait formidable si je pouvais reprendre un mode de vie un peu plus actif», souhaite-t-elle.

Pour aider financièrement Nadia Labbbé, on peut utiliser la plateforme «One Dollar Gift» ou encore se rendre à la vente débarras du 19 mai sur la rue St-Patrice Est à Magog.

Les études mises sur la glace

Inscrite en soins infirmiers au Collège Champlain, Nadia Labbé a dû se résoudre à abandonner ses études en raison de son état de santé. Peut-être les reprendra-t-elle un jour.

Pour l’instant, elle se compte tout de même chanceuse de pouvoir travailler à temps plein au Walmart de Magog. «Les douleurs étaient trop fréquentes pour que je puisse rester assise sur un banc d’école. Au Walmart, je travaille plus à l’arrière, dans le département de l’alimentation. Mon employeur est très compréhensif et il me permet de modifier mon horaire lorsque je me sens moins bien.»

«J’ai aussi des collègues extraordinaires, qui ont organisé plusieurs activités de financement pour m’aider», ajoute-t-elle avec reconnaissance.

Aînée d’une famille de six filles et animée par un fort esprit spirituel, cette missionnaire des temps modernes estime qu’elle reçoit aujourd’hui une partie de ce qu’elle a donné dans le passé. «J’ai toujours voulu aider les plus démunis; des gens qui en arrachaient financièrement ou qui devaient vivre avec un handicap. Aujourd’hui, c’est à mon tour d’avoir besoin d’aide et je me rends compte à quel point je suis bien entourée par ma famille, mon conjoint et mes amis. Des gens que je ne connais pas m’offrent des dons en argent ou des commandites. Je ne les remercierai jamais assez», dit-elle avec gratitude.

Deux façons de contribuer financièrement

Pour contribuer à la campagne «One Dollar Gift» de Nadia Labbé, il suffit de se rendre sur le site via les mots «Rêve–traitement – maladie-de-Lyme» ou en cliquant ici.

Une vente-débarras organisée par des amis de la famille aura également lieu le 19 mai prochain de 7 h à 17 h, au 281 de la rue Saint-Patrice Est, à Magog.  Des hot dogs et des boissons gazeuses seront aussi en vente sur place pour amasser des dons supplémentaires.

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