Un poulailler communautaire voit le jour à Saint-Étienne-de-Bolton

Par Pierre-Olivier Girard
Un poulailler communautaire voit le jour à Saint-Étienne-de-Bolton
Le poulailler communautaire est notamment piloté par le nouveau maire de Saint-Étienne-de-Bolton, David Auclair, qui pose ici avec son fils Ammiel Auclair et la poule Chantecler appelée «Capitaine». (Photo : gracieuseté)

POULES. Un projet fort original a vu le jour au cours des dernières semaines à Saint-Étienne-de-Bolton avec l’aménagement d’un poulailler communautaire en plein cœur du village.

Cette initiative à vocation éducative est le fruit d’une collaboration entre la Coop du Grand-Bois, la Municipalité et l’Association québécoise de la volaille Chantecler, dont le président est nul autre que le nouveau maire de l’endroit, David Auclair.

Ce dernier joue d’ailleurs le rôle d’expert pour s’assurer que les cinq poules seront traitées aux petits oignons durant les quatre saisons de l’année. Pour ce faire, tous les participants doivent suivre une formation sur l’entretien d’un poulailler et de leurs «locataires» avant de se voir confier leur responsabilité. «Le projet est encore tout jeune et une trentaine de résidants ont déjà manifesté de l’intérêt pour y participer. Le fonctionnement est simple. Chaque semaine, une famille prend en charge le poulailler et en échange, elle peut garder les œufs récoltés sur place», explique David Auclair.

Celui qui est coresponsable de ce projet en compagnie de sa conjointe Emmanuelle Vincent Racicot souligne que le poulailler communautaire est une occasion pour les gens qui aimeraient avoir un poulailler à leur maison de voir, avant, quelles sont les implications. «D’autres personnes n’ont tout simplement pas le temps de s’occuper d’un poulailler tous les jours. Un poulailler communautaire permet aussi de répartir le travail. Certaines personnes n’ont pas les capacités de soulever une poche de moulée, par exemple. Alors, une autre personne peut le faire à leur place. C’est un projet d’entraide et de partage qui mise sur le travail d’équipe!», souligne le responsable.

Si les résultats de ce projet unique en Estrie sont concluants, une deuxième phase pourrait même être lancée avec un objectif encore plus louable. «Notre vision à plus long terme serait que ce projet puisse nourrir des familles de notre communauté. Actuellement, avec seulement cinq poulettes, c’est loin d’être insuffisant. Mais si on réussissait à entretenir un poulailler de 30 à 50 poules, il y aurait assez d’œufs pour y arriver», est d’avis M. Auclair, qui croit même que ce modèle pourrait se multiplier dans d’autres municipalités.

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