Canton d’Orford: Marie Boivin prête à travailler avec l’équipe adverse

Par Pierre-Olivier Girard
Canton d’Orford: Marie Boivin prête à travailler avec l’équipe adverse
La mairesse du Canton d'Orford, Marie Boivin. (Photo : Le Reflet du Lac – Archives)

POLITIQUE. Après avoir raflé tous les districts du Canton d’Orford en 2017, l’équipe de la mairesse Marie Boivin est plongée dans une nouvelle dynamique depuis l’élection du 7 novembre dernier, avec l’arrivée de trois conseillers issus d’une autre formation politique.

Richard Bousquet (district 1), Jacques Lauzon (district 2) et Alain Brisson (district 3) étaient les seuls à représenter la formation «Équilibre Orford» lors du dernier scrutin municipal. Tous les trois ont réussi sans trop de difficulté à se faire élire.

Même si elle avoue avoir été «surprise» de ce dénouement, la mairesse Boivin accepte le choix des électeurs et se dit prête à travailler avec tous les élus, sans exception. «Je suis une politicienne pragmatique et non une grande stratège, alors je suis convaincue que tout le monde va travailler dans l’intérêt des citoyens. Mon objectif est de créer un climat de travail sain et productif afin de concrétiser un maximum de réalisations pour la population», soutient Mme Boivin.

Il se pourrait tout de même que la composition du conseil actuel oblige la première magistrate à trancher plus souvent qu’à l’habitude lors d’un vote. Une réalité auquelle Marie Boivin se dit prête à faire face. «L’efficacité et la productivité sont une priorité pour moi. Je vais toujours travailler les dossiers de façon consensuelle, mais en cas d’égalité sur des dossiers mineurs, je n’hésiterai à utiliser mon droit de vote pour éviter de paralyser l’appareil municipal. Dans les dossiers plus importants, ma position sera toujours représentative de ce que les gens auront exprimé lors des consultations publiques», assure-t-elle.

 

GARDER LE CAP MALGRÉ LA CONTROVERSE

D’ailleurs, la mairesse continue d’appuyer le nouveau règlement sur les espaces verts, qui oblige certains propriétaires à céder jusqu’à environ 25% de leur terrain pour obtenir leur permis de construction. Même si certains résidants continuent de crier à l’injustice, Marie Boivin demeure convaincue qu’une majorité de citoyens sont en faveur. «Je crois sincèrement que ce règlement est la meilleure façon pour qu’Orford se développe, d’ici les 20 à 30 prochaines années, de façon intégrée avec la nature en misant notamment sur le transport durable. Si le nouveau conseil municipal souhaite que le dossier soit analysé de nouveau, on le fera. Mais je n’ai pas eu ce signal pour le moment», précise-t-elle.

 

«ORFORD MÉRITE UNE MAIRESSE À TEMPS PLEIN»

Dans un autre d’idées, Marie Boivin est d’avis que le Canton d’Orford devrait se donner les moyens financiers pour permettre à la personne qui occupe la mairie d’y travailler à temps plein. Actuellement, Marie Boivin gagne 40 000 $ par année, ce qui est insuffisant selon elle pour délaisser son emploi comme organisatrice communautaire au CIUSSS de l’Estrie – CHUS. «Une municipalité qui a de l’ambition comme Orford et qui fait face à des enjeux très importants devrait s’offrir une mairesse à temps plein. À mes yeux, un salaire de 40 000 $ dans une municipalité qui dispose d’un budget de 10 M$, c’est préoccupant», croit la principale intéressée.

La politicienne croit que la question mériterait de faire l’objet d’une réflexion. Toutefois, elle n’entend pas l’imposer sur la place publique. «Tout le monde connaît mon opinion à ce sujet. Je ne m’en suis jamais cachée dans les dernières années. Cela étant dit, je ne battrai pas pour avoir un meilleur salaire. Je vais simplement continuer à concilier mes deux fonctions, en donnant le meilleur de moi-même. Mais si un jour le débat est là, j’y participerai avec plaisir», conclut-elle.

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