Hervé Gagnon passe au blues et au russe

Par Dany Jacques
Hervé Gagnon passe au blues et au russe
Hervé Gagnon signe un 42e roman. (Photo : gracieuseté)

LITTÉRATURE. L’auteur d’Ayer’s Cliff, Hervé Gagnon, délaisse le fantastique, le roman historique et l’ésotérisme pour signer un 42e et nouveau bouquin centré sur un légendaire bluesman américain.

«Crossroads : la dernière chanson de Robert Johnson» n’est pas une biographie sur ce musicien ayant codifié le blues d’aujourd’hui et influencé le rock britannique. L’histoire ne se déroule pas, non plus, dans les années ayant précédé sa mort en 1938.

C’est plutôt l’histoire inventée par Hervé Gagnon, qui met l’accent sur un historien et une anthropologue recevant des objets ayant appartenu à Johnson. Ils découvrent un texte camouflé dans la reliure d’un carnet. Johnson est la base de l’histoire avec sa mythique trentième chanson, où son légendaire pacte avec le diable prend un nouveau sens.

«Le blues m’intéresse énormément, raconte l’auteur, car j’en écoute et j’en joue à la guitare. Johnson me passionne, car il a influencé le jeu de tellement de musiciens en ne faisant que 29 chansons pendant sa carrière.»

Hervé Gagnon insiste sur ce «grand» de la musique, le premier musicien du Club des 27 décédé à 27 ans. «Il a précédé les Morrison, Joplin et Hendrix. Il a tellement souffert pendant sa courte vie, que son blues vous arrache le cœur. Il est même mort empoisonné au bout de son sang par un mari jaloux», raconte-t-il.

Johnson est mort en 1938, à l’époque où le blues était considéré comme le musique du diable. Il a même précédé des légendes comme Muddy Waters et John Lee Hooker. Ses contemporains étaient davantage Howlin’ Wolf, Willie Dixon et Robert Lockwood.

Le bluesman et homme-orchestre québécois, Steve Hill, collabore à ce lancement de roman avec une reprise d’une pièce signée Robert Johnson (Hellhound on my Trail).

Par ailleurs, signe que la carrière d’Hervé Gagnon poursuit son ascension en Europe, les romans de la série «Vengeance» viennent d’être traduits en russe en Ouzbékistan. «Damné» suivra bientôt en traduction russe en Ukraine.

Une autre série de M. Gagnon, «Le Talisman de Nergal», a déjà été traduite en polonais.

«Ce sont de modestes tirages, mais ça fait toujours un petit velours de se voir traduire dans une autre langue», confie-t-il.

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