S.O.S. Grossesse: pour faire un choix éclairé

Par le reflet du lac
S.O.S. Grossesse: pour faire un choix éclairé
Paskale Hamel œuvre chez S.O.S. Grossesse Estrie depuis 23 ans. (Photo : gracieuseté)

AIDE. Se retrouver devant une grossesse imprévue peut être particulièrement bouleversant – autant pour une adolescente que pour une femme adulte – et on a souvent besoin d’une aide extérieure pour y voir clair. Et surtout, pour faire un choix éclairé sur la suite des choses.

Aider les femmes à prendre une décision éclairée, voilà justement la raison d’être de S.O.S. Grossesse Estrie, un organisme établi à Sherbrooke depuis 1988.

Membre de l’équipe depuis 23 ans, dont les sept dernières comme directrice générale, Paskale Hamel insiste sur le mot «choix» pour décrire les services offerts par son organisation. «Nous sommes le seul organisme pro-choix en Estrie qui a l’expertise pour intervenir auprès des femmes qui vivent une grossesse non prévue», précise-t-elle d’entrée de jeu.

«Quand une jeune femme apprend qu’elle est enceinte, ça peut être un choc pour elle. Nous sommes souvent les premières personnes à qui elle se confie, alors c’est important d’offrir une écoute sans jugement», fait valoir Mme Hamel.

Selon cette dernière, les grossesses imprévues sont beaucoup plus nombreuses qu’on le pense. «Des gens se protègent très bien, mais sont tout de même confrontés à une telle situation. Aucun moyen de contraception n’est sûr à 100 %,», tient-elle à rappeler.

«D’après les statistiques, une grossesse sur deux n’est pas prévue et une femme sur trois va vivre un avortement au cours de son existence. »

 

Plus de 325 000 personnes

Depuis 33 ans, l’équipe de S.O.S. Grossesse Estrie a aidé et sensibilisé au-delà de 325 000 personnes par le biais de ses différents services. On inclut notamment plus d’un millier d’activités de prévention dans différents milieux comme les écoles secondaires et les maisons des jeunes. «On y parle d’éducation sexuelle, mais on travaille aussi pour diminuer les tabous et les préjugés qui touchent les femmes enceintes et l’avortement. Il y a encore beaucoup de désinformation qui circule à ce sujet», se désole la directrice générale.

Des ateliers auprès de femmes adultes ou personnes immigrantes sont également proposés. «Ce n’est pas parce qu’on a 25 ou 30 ans que c’est plus facile de gérer une grossesse imprévue», estime Paskale Hamel.

Pandémie oblige, un nouveau service de clavardage a été créé en 2020 et a suscité un bel engouement.

Lorsqu’on accède au site web de l’organisme (SosGrossesseEstrie.qc.ca), un icône apparait immédiatement dans le bas de l’écran et indique si une intervenante est disponible pour répondre à vos questions.

Les rencontres en personne demeurent toutefois offertes, tout comme les échanges par courriel. «À partir de 14 ans, une jeune femme enceinte peut faire ses démarches elle-même, sans en parler à ses parents. C’est important qu’elle ait accès à nos services de plusieurs façons, et surtout, e

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