Tribune libre: la pollution intentionnelle

Le Reflet du Lac
Tribune libre: la pollution intentionnelle
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Le groupe d’artistes de service d’aqueduc et d’égout s’en donne à cœur joie ces jours-ci et la couleur du projet tire sur le vert.

Il y a bien sûr un usage prescrit qui règle le marquage des routes, afin de restreindre les véhicules dans leurs voies respectives. Ces peintures sont d’une composition chimique qui se détériore avec le temps. Où vont-elles? Elles s’envolent et sont emportées par le vent, jusqu’à nos narines. Ou elles sont emportées par la pluie et les courants qui les charroient jusqu’à notre robinet. Ce n’est pas une situation idéale, mais jugée nécessaire.

Il y a aussi chez-nous le marquage à outrance qui frappe la vue, avec cette couleur jaune barbare et qui réduit nos larges boulevards en des sentiers de bouvillons. Y a-t-il une solution pour en arriver à réduire la quantité de peinture que l’on déverse de nos jours à la tonne dans nos rues. Pire encore, on marque la position des grilles de puisards par un large trait de la même couleur. On a même laissé une trace de peinture sur la bordure de la rue qui marque l’entrée d’eau de chaque maison et commerce de notre ville.

La solution est relativement simple, mais exige que l’on passe aux pratiques modernes plutôt que de persévérer avec des pratiques de 1919. Le temps accumulé dans les zones de conflit en Bosnie, Serbie, Croatie, Darfour et Soudan Sud m’a permis de constater l’efficacité des détecteurs de mines anti personnel et anti char utilisé par les militaires pour assurer ma sécurité et celle de mes collègues. Si, dans ces circonstances, il est possible de déceler une pièce métallique d’une grosseur d’un clou à couverture, la localisation des grilles de puisard est garantie. De plus en numérisant le système d’aqueduc et d’égout, il serait possible d’en faire une application qui serait disponible sur un téléphone moderne et combiner à la localisation par GPS rendrait inutile le marquage des éléments de ces systèmes, que l’on refait année après année. L’application de pratiques modernes assurerait des économies substantielles en plus d’assainir notre environnement.

Mais crier dans le désert n’a guère d’effet sur les sourds. Le temps est propice au changement à la table du conseil si l’on pouvait élire des représentants qui sont à la page d’aujourd’hui.

 

Jules Lalancette

Magog

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