Un artiste de Magog en vedette à la prestigieuse maison d’enchères Sotheby’s

Par Pierre-Olivier Girard
Un artiste de Magog en vedette à la prestigieuse maison d’enchères Sotheby’s
Ayant acquis une notoriété internationale comme artiste numérique, Frédéric Duquette profite pleinement de la vie, lui qui est maintenant basé à Vancouver. (Photo : gracieuseté)

ARTS. Ayant un parcours complètement atypique, un artiste originaire de Magog continue de repousser les limites de son art. Son plus récent exploit? Il est devenu le premier Québécois à signer une œuvre numérique mise en enchères par Sotheby’s, à New York et à Londres.

En moins de 24 h, sa pièce «Shift» avait déjà fracassé la barre des 30 000 $ canadiens. Et au final, la mise la plus généreuse s’est chiffrée à environ 130 000 $. Ce qui peut paraître étonnant est que le gagnant qui a mis la main sur cette pièce unique, accompagnée d’un certificat d’authenticité, ne pourra cependant  pas l’accrocher fièrement au mur.

Car l’œuvre d’art est créée avec différents outils technologiques, par l’entremise notamment d’ordinateurs, réseaux ou différentes interfaces. Elle vit donc de manière virtuelle et non pas de façon tangible, sous forme d’un tableau par exemple. C’est d’ailleurs dans cet art révolutionnaire que Frédéric Duquette, alias «Fvckrender», a réussi à se faire un nom au cours des dernières années. «Pendant longtemps, l’art digital était en quelque sorte boudé par les galeries d’art traditionnelles. Des artistes de grand talent ne pouvaient pas être reconnus à leur juste valeur, ce qui était complètement ridicule et dépassé, est d’avis Frédéric Duquette. Alors de voir une maison aussi prestigieuse comme Sotheby’s la reconnaître, ça démontre que les mentalités ont complètement changé. Et personnellement, c’est très significatif comme accomplissement.»

Celui qui est maintenant basé à Vancouver a déjà une feuille de route impressionnante. Il a notamment collaboré avec plusieurs artistes de renom, tandis que ses œuvres ont été projetées dans des lieux mythiques, comme Time Square. Une visibilité et une notoriété qui ont braqué les projecteurs sur ses créations, alors que des collectionneurs d’art ont payé jusque dans les six chiffres pour mettre la main dessus.

D’ailleurs, Frédéric Duquette a récemment vendu une œuvre plus de 150 000 $, dont tout l’argent a été remis à une cause environnementale. «L’argent, c’est toujours quelque chose qui fascine les gens. Mais c’est vraiment le bonus, car la motivation première comme artiste est la création, rappelle-t-il. Je suis conscient que ce je vis en ce moment, c’est assez fou et que ça n’arrive pas à beaucoup de personnes. Mais derrière ce succès, il y a énormément de travail et de sacrifices personnels. Des semaines de 60 à 100 h de travail, j’en ai fait pendant six ans.»

Au cours des dernières années, «Fvckrender» s’était donné un ambitieux défi de créer une nouvelle œuvre numérique quotidiennement. Une routine à la fois stimulante et éprouvante qu’il est parvenu à maintenir durant 1500 jours consécutifs.

Pour suivre sa carrière en compagnie de ses 336 000 abonnés, voir «Fvckrender» sur Instagram.

Son oeuvre «Shift» a été vendue aux enchères Sotherby’s pour environ 130 000 $ canadiens.
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