Neuf policitiens militent pour la protection du lac Memphrémagog

Par Patrick Trudeau
Neuf policitiens militent pour la protection du lac Memphrémagog
Le lac Memphrémagog est une richesse naturelle pour la région et une source d'eau potable pour quelque 175 000 habitants. (Photo : gracieuseté – Marco Bergeron)

EAU POTABLE. Considérant que le lac Memphrémagog est une richesse naturelle et une source d’eau potable pour 175 000 habitants de la région, neuf politiciens regroupant les trois paliers de gouvernement ont signé une déclaration commune visant notamment à interdire à long terme le traitement du lixiviat à l’usine d’épuration de Newport, au Vermont.

Les députées fédérales Lyne Bessette (Brome-Missisquoi), Marie-Claude Bibeau (Compton-Stanstead) et Élizabeth Brière (Sherbrooke), les députés provinciaux Gilles Bélanger (Orford) et Christine Labrie (Sherbrooke) ainsi que les maires Steve Lussier (Sherbrooke), Vicki-May Hamm (Magog), Jacques Demers (Sainte-Catherine-de-Hatley) et Lisette Maillé (Austin) sont les signataires de cette déclaration commune rendue publique au cours des derniers jours.

Cette lettre fait notamment suite à la découverte de substances polluantes émergentes qui ont été détectées à l’arrivée de la station de traitement d’eau potable de la ville de Sherbrooke. Même si «la quantité actuelle est minime et ne pose pas de problème pour la santé», on souhaite éviter que la situation ne prenne de l’ampleur.

«Un moratoire sur le rejet de lixiviat traité par l’usine de traitement des eaux de Newport vers le lac Memphrémagog, jusqu’en 2023, a été obtenu lors d’une entente hors cours entre New England Waste Services et un groupe de citoyens préoccupés par le maintien de la qualité de leur environnement. (…) Nous considérons favorablement le moratoire actuel et ferons ce qui est en notre pouvoir afin de s’assurer que le traitement du lixiviat dans l’usine d’épuration de Newport soit interdit à long terme», peut-on y lire.

«Nous allons continuer à collaborer avec la Table de concertation des élu(e)s pour le lac Memphrémagog et nos réseaux existants, tout en se basant sur les faits, la science et le principe de précaution. La protection du lac Memphrémagog est une priorité partagée par l’ensemble des élus de la région à tous les paliers. Nous restons déterminés à protéger l’environnement et la qualité de l’eau du lac Memphrémagog», ajoute-t-on en guise de conclusion.

 

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Daniel Gagnon
Daniel Gagnon
5 mois

Excellente nouvelle que cette solidarité de nos élus dans la défense de notre majestueux Memphrémagog.

Bravo aux neuf politiciens regroupant les trois paliers de gouvernement qui ont signé une déclaration commune visant notamment à interdire à long terme le traitement du lixiviat à l’usine d’épuration de Newport, au Vermont.

Il faut cesser d’infester le Memphrémagog! Il faut développer une conscience de protection de notre richesse naturelle.

Très inquiétantes ces analyses réalisées par le ministère de l’Environnement, de septembre à novembre 2020, qui ont démontré que des traces de substances polyfluoroalkyliques (PFAS), des composés toxiques, dans le lac Memphrémagog.

Il faut faire pression sur nos voisins du sud qui partagent le lac avec nous. Cette table de concertation doit absolument progresser vers le respect du lac.
 
Quand les déversements ont lieu, il est déjà trop tard, le poison prolifère dans notre magnifique lac et empoisonne la source d’eau portable de 175,000 personnes.

Il est urgent d’intervenir

Sous la présidence de Joe Biden, il y aura aussi plus de conscience du côté américain des enjeux pour la santé et nous pouvons espérer une nouvelle entente qui respectera le bon voisinage.

Last edited 5 mois by Daniel Gagnon