Entassée dans logement, une famille de Magog avec une mère et une fille handicapées rêve d’une maison adaptée

Par Pierre-Olivier Girard
Entassée dans logement, une famille de Magog avec une mère et une fille handicapées rêve d’une maison adaptée
On reconnaît sur la photo Hayley, Carolane Pelletier, Isaak Pinet, Marilys et Alexane. (Photo : Le Reflet du Lac – Pierre-Olivier Girard)

MAGOG . Entassée dans un logement depuis quelques années, une famille de cinq personnes, dont la mère et l’une des filles sont handicapées, lance un cri du cœur dans l’espoir de recueillir suffisamment d’argent pour bâtir une maison adaptée à leurs besoins.

La situation est devenue pratiquement insupportable en écoutant Isaak Pinet et sa conjointe Carolane Pelletier, dont le quotidien constitue un véritable marathon de défis et de difficultés. Avec deux personnes se déplaçant en fauteuil motorisé, le nombre d’équipements nécessaires pour fonctionner au strict minimum est assez impressionnant et particulièrement encombrant.

«Deux fauteuils motorisés, ça prend déjà beaucoup de place. Mais imaginez si on y ajoute deux lits d’hôpital, un lève-personne, une machine à succion, une machine à gavage et bien plus. Tout ça dans un 6 et demi! Avec tout ce matériel, c’est très contraignant; on manque carrément d’espace», soutient Isaak Pinet.

Faute de ressources, la famille ne dispose que d’un seul lève-personne mécanisé, obligeant la mère et Marilys, âgée de 13 ans et atteinte de l’ataxie de Friedreich, à dormir dans la même chambre. «Puisque je perds de plus en plus de capacités, c’est Isaak qui se retrouve à devoir supporter notre situation 24 h sur 24 h. Je me sens frustrée et impuissante, confie Carolane Pelletier. J’aimerais tant en faire plus ou simplement aider Isaak, qui doit se lever toutes les nuits. Et nous n’avons plus d’intimité, car notre manque d’espace l’oblige à dormir seul dans le salon.»

 

Une solution de dernier recours

Après avoir cogné à plusieurs portes dans l’espoir d’obtenir de l’aide, ces Magogois sont à court de solutions pour améliorer leur sort. D’où l’idée de lancer une campagne de sociofinancement. Ils espèrent amasser un montant d’au moins 25 000 $ qui servirait comme mise de fonds pour construire une maison adaptée.

«Ma conjointe a effectué un retour aux études en adaptation scolaire et sociale, ce qui nous permet d’avoir un certain revenu grâce à ses stages. Mais de mon côté, puisque je suis à temps plein avec Marilys, ma seule source de revenus est le supplément pour enfant handicapé et les allocations familiales. Pas besoin de dire que dans ces conditions, c’est très difficile de mettre de l’argent de côté», soutient M. Pinet.

 

La vie continue

Ce rêve d’avoir une maison adaptée permettrait aussi aux deux autres enfants, qui sont en pleine santé, d’avoir plus d’espace pour s’épanouir. «Au-delà de la maladie, la vie continue pour nos deux autres belles cocottes, qui se retrouvent au beau milieu de cette situation. Hayley est une passionnée de gymnastique, tandis qu’Alexane est notre artiste. Elles aussi ont besoin de sentir qu’elles comptent», poursuit le père de famille.

Pour faire un don, il suffit de se rendre sur le site Internet gofundme.com et écrire dans le moteur de recherche «Bâtir une maison adaptée, quelle bonne idée!». En échange de dons, Carolane Pelletier s’engage même à redonner gratuitement 50 heures d’orthopédagogie dans la communauté.

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