Subvention refusée du complexe deux glaces à Magog: la mairesse Vicki-May Hamm «très déçue»

Par Pierre-Olivier Girard
Subvention refusée du complexe deux glaces à Magog: la mairesse Vicki-May Hamm «très déçue»
La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm (Photo : Le Reflet du Lac – Pierre-Olivier Girard)

SPORTS. Malgré qu’elle entretenait peu d’espoir sur l’ultime délai demandé par le député Gilles Bélanger pour trouver du financement pour le complexe sportif à La Ruche, Vicki-May Hamm se dit très déçue du dénouement (voir autre texte), elle qui demeure convaincue que les besoins pour une deuxième glace sont criants.

Avec le contexte de la pandémie, la mairesse de Magog voyait bien mal comment Québec allait être en mesure de soutenir un projet d’envergure tel que celui à La Ruche, évalué à près de 30 M$. «J’ai beau dire que notre projet c’est le meilleur, la réalité est que tous les projets comme le nôtre au Québec ont été refusés. La pandémie a coûté des millions et des millions aux gouvernements, alors les grands chantiers, il y en a eu très peu ces derniers mois. Je ne vois pas pourquoi on aurait été l’exception», soutient Vicki-May Hamm.

Même si le «timing» lié à la crise sanitaire aura fini par jouer contre le projet, de l’avis de la première magistrate, cette dernière demeure très déçue de la tournure des événements. À son avis, la Municipalité avait prouvé, il y a déjà quelques années, que les installations actuelles étaient insuffisantes pour combler les besoins en heures de glace.

Un problème qui ne fera que s’aggraver ces prochaines années, selon la politicienne. «Avec toutes les ventes de maisons, les nouvelles constructions et l’attractivité des régions, je pense que Magog va avoir un boom démographique pour les dix prochaines années, prévoit-elle. Si l’analyse d’il y a quelques années démontrait les besoins d’une deuxième glace, imaginez la situation aujourd’hui ou encore dans quelques années. Ultimement, ça va nous en prendre une, c’est évident. On ne pourra pas passer à côté.»

 

S’attaquer à la mise aux normes

Maintenant que le projet à La Ruche est officiellement abandonné, la Ville de Magog s’attaquera à son plan B, soit la mise aux normes de son aréna actuel incluant le remplacement du système de réfrigération. La mairesse confirme que les équipes à la Ville sont déjà à l’œuvre pour actualiser les coûts et établir les différents scénarios pour les travaux de construction.

«On veut connaître toutes nos options et voir la possibilité de réaliser ce chantier en plusieurs phases en laissant, une place à un futur agrandissement. Il faut aussi déterminer un calendrier de réalisation réaliste, car ces travaux vont avoir un impact sur les utilisateurs de l’aréna. C’est vraiment plate, car nos activités sportives sont arrêtées depuis un an. Le moment aurait été parfait pour rénover.»

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Francois Yergeau
Francois Yergeau
15 jours

Quelle bonne nouvelle ! Pas besoin d’avoir deux glaces à la même place. Il serait possible de faire un projet avec une nouvelle glace à la Ruche et de garder l’ancienne aréna. Surtout qu’elle devra maintenant être mis à jour. On évite ainsi un îlot de chaleur de plus, la coupe d’arbres inutile et un coût bien moins élevé au total. C’est mon point de vue. Plus écologique et moins coûteux. C’est simple et ceci va rencontrer tous les besoins.

Gilles Pouliot
Gilles Pouliot
13 jours

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Temps difficile pour les arénas

 Tommy Brochu, initiative de journalisme local – La Tribune

Les temps sont difficiles pour les arénas privés, qui sont souvent des organismes sans but lucratif (OSBL). Les frais fixes des installations demeurent élevés et les revenus sont inexistants en cette période pandémique, où les sports d’équipes sont interdits.
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© Photo La Tribune, archives Certains établissements sont en situation précaire à cause de la pandémie.
Selon le président de l’Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives (AQAIRS), Marc-Émile Dionne, certains établissements peuvent être en danger. 
« Ils pourraient fermer au même titre qu’un restaurant ou un commerce, car ils n’ont plus de revenu », estime-t-il, ajoutant que de mémoire, aucun aréna n’a déclaré faillite dans les dernières années. 

« Il n’y a pas de programme de subvention, déplore le président de l’AQAIRS. Pour les arénas municipaux, ça peut entrer dans l’argent octroyé par le gouvernement pour les frais de COVID. Dans le cas du privé, il n’y a pas de programme, sauf les mesures salariales et le prêt sans intérêt. »
M. Dionne conseille donc aux coordonnateurs des arénas privés de demander de l’aide aux municipalités qu’elles desservent. « Peut-être pas pour un remboursement complet, mais pour voir comment on peut au moins amenuiser certains frais », demande-t-il. 
Selon Marc-Émile Dionne, ces installations ont une importance dans la population qu’elles desservent. « Souvent, les arénas sont vus comme des lieux communautaires. Il y a souvent des salles, il y a diverses activités. C’est le cœur de la municipalité pour le loisir. Quand ça ferme, ça a un impact sur la communauté », exprime-t-il, rappelant qu’il y a quelques mois à peine, plusieurs arénas peinaient à pallier à la demande. 
Selon M. Dionne, seulement 10 % des arénas du Québec sont des OBNL ou des entreprises privés. Les autres appartiennent aux municipalités.

Johanne bouchard
Johanne bouchard
13 jours

Elle devrait commencer à rentabiliser avant de vouloir 2 glaces cela a été prévue dans ma petite campagne aux élections dernières