Un tour du monde à distance pour le réalisateur William Saumur

Par Pierre-Olivier Girard
Un tour du monde à distance pour le réalisateur William Saumur
Le réalisateur William Saumur en compagnie du personnage de loup présent dans son court métrage intitulé «Cry Wolf». (Photo : gracieuseté)

ARTS. La COVID-19 n’aura pas freiné l’élan du dernier film du Magogois d’origine William Saumur lancé au début 2020, alors que son court-métrage «Cry Wolf» a fait bonne figure en compétition dans plusieurs festivals du monde, y décrochant même quelques prix.

«Avec la pandémie, c’était très difficile d’anticiper ce qui allait se passer, confie le jeune réalisateur. C’était même assez stressant, surtout qu’avant la crise, on avait connu un très bon départ. Mais finalement, contre toute attente, le film a voyagé beaucoup et reçu un bel accueil.»

En plus d’éloges venant de San Francisco, du Brésil, de la Roumanie et de l’Angleterre, notamment, «Cry Wolf» a attiré l’attention d’un diffuseur, Spamflix. Il s’agit d’une plateforme en diffusion en continu, basée à Barcelone, qui se spécialise dans le cinéma de genre et indépendant. «Cry Wolf» y sera diffusé dès le 1er juillet prochain. «Les festivals, c’est un peu comme la porte d’entrée pour des films, une occasion de se faire connaître et faire parler de nous. D’être diffusé, au final, c’est une belle façon de le laisser en vie, alors que le film sera vu sur demande partout dans le monde pendant deux ans», poursuit-il.

Cet accomplissement revêt surtout un sentiment de fierté pour William Saumur, qui ne s’attend pas à tirer beaucoup de redevances de cette diffusion grand public. «C’est plus un accomplissement qui est de l’ordre symbolique. En culture, on fait rarement de l’argent avec des projets, d’où pourquoi ils sont subventionnés au départ. La finalité, c’est davantage la reconnaissance et l’occasion de rencontrer des gens du milieu», explique le principal intéressé.

Malgré ce succès inattendu, cette dernière année s’est aussi accompagnée de quelques déceptions. L’une d’elles est d’avoir dû vivre cette frénésie à distance, sur des plateformes Zoom, plutôt que de voyager et de vivre l’expérience sur place. «Mon plus grand deuil est de ne pas avoir vu le film en salle, en vivant en temps réel les émotions de la foule. Je regarde justement pour organiser une séance de projection au Québec pour pallier à ce manque», envisage-t-il.

William Saumur a mis d’autres projets cinématographiques sur la glace en raison des contraintes sanitaires actuelles, qui compliquent le travail sur les plateaux de tournage. Ces derniers mois, celui qui demeure à Montréal a fait un retour en Estrie, plus précisément à Sherbrooke, pour travailler à titre de concepteur vidéo sur un spectacle de théâtre.

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