Myriophylle à épi: le lac d’Argent pourra être traité à plus grande échelle

Par Patrick Trudeau
Myriophylle à épi: le lac d’Argent pourra être traité à plus grande échelle
Les bénévoles de l'ARPELA auront maintenant plus de moyens pour contrôler la prolifération du myriophylle à épi au lac d'Argent. (Photo : gracieuseté)

EASTMAN. Le gouvernement fédéral a décidé de s’impliquer dans la lutte au myriophylle à épi en accordant une subvention de 60 000 $ à l’Association des résidents pour la protection de l’environnement du lac d’Argent (ARPELA).

Provenant du programme de financement communautaire ÉcoAction du gouvernement du Canada, l’octroi de cette somme a été officialisé le 17 mars par la députée de Brome-Missisquoi, Lyne Bessette.

Réparti sur une période de quatre ans, cet argent permettra notamment à l’organisme d’Eastman d’embaucher des plongeurs et des opérateurs pour étendre des toiles synthétiques visant à freiner la propagation du myriophylle, une plante envahissante de plus en plus présente sur les plans d’eau du Québec.

«La Municipalité d’Eastman nous avait déjà accordé une subvention de 40 000 $ en 2018 et ça nous a permis de faire des essais pilotes avec les toiles au cours des deux dernières années. Avec la contribution du gouvernement, on pourra entamer une nouvelle phase du traitement à plus grande échelle», se réjouit la présidente de l’ARPELA, Michèle Desrochers.

«C’est impossible de faire disparaître complètement cette plante. Mais, on peut vraiment la contrôler et rendre à nouveau les zones propres à la baignade et à la pêche sportive», ajoute-t-elle.

Un ponton modifié

En plus de confectionner des toiles réutilisables pour les fonds marins, les bénévoles de l’ARPELA ont fait l’acquisition d’un ponton, qu’ils ont modifié et adapté afin qu’il puisse transporter environ une tonne d’équipements. «Le bateau est aussi équipé d’un tournebroche avec moteur pour étendre et ramasser les toiles, et nous y avons ajouté un aspirateur subaquatique pour arracher les plantes et récolter les débris», explique Denis Riendeau, un autre membre de l’organisme eastmanois.

Afin de respecter les périodes de frai des poissons et les différentes normes environnementales, les toiles synthétiques seront déposées entre la mi-juin et la mi-septembre. La surface couverte totalisera un hectare.

Les colonies de myriophylle à épi se retrouvent habituellement dans une profondeur d’un à trois mètres d’eau. Des bouées et autres repères visuels seront installés pour indiquer l’emplacement des toiles aux usagers du lac.

«À la Municipalité, on croit beaucoup à la protection de nos lacs et on constate que les efforts que vous mettez améliorent la qualité de vie des citoyens», a lancé le maire d’Eastman Yvon Laramée, à l’endroit des membres de l’ARPELA.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires