Un album remède pour Frank Custeau

Par Pierre-Olivier Girard
Un album remède pour Frank Custeau
Frank Custeau (Photo : gracieuseté – Zoé Touchette)

MUSIQUE. Contrairement à d’autres artistes qui ont retardé certains de leurs projets en raison de la pandémie, Frank Custeau a décidé de foncer en lançant son deuxième album intitulé «Xénial Blues».

Celui qui a notamment passé son secondaire sur les bancs de La Ruche, à Magog, raconte que ce projet lui a pratiquement servi de thérapie, alors que les mesures de confinement pesaient lourd sur son moral.

«C’est vrai que j’ai hésité pas mal avant de lancer l’album, surtout parce que j’avais peur de ne pas faire de tournée de spectacles. C’est justement ce qui arrive pour le moment, mais en même temps, ma santé mentale n’allait pas bien au premier confinement. Il fallait vraiment que je fasse quelque chose de ma peau. Juste d’avoir un objectif, avec des échéanciers précis, ça m’a motivé et ça m’a discipliné à travailler fort», raconte celui qui avait commencé l’écriture à l’été 2019.

Pour son plus récent album qu’il qualifie de «folk rock québécois», Frank Custeau s’est entouré du réalisateur Alex Crow et du percussionniste Luc Jr Bélisle. «La thématique de l’album tourne autour de la crise identitaire de la trentaine, les remises en question et le temps qui passe. Pour la facture sonore, on est allé puiser dans les années 1960 et 1970 avec les Neil Young, Beatles, Plume et Charlebois. Ça nous tentait d’aller là et je pense que le résultat est solide», est d’avis l’auteur-compositeur-interprète.

 

Avec Vallières et Bleu Jeans Bleu

Il sera d’ailleurs possible d’entendre deux chansons de «Xénial Blues», le 13 mars prochain, lors du spectacle «J’taime en Estrie» qui sera diffusé sur Internet. Frank Custeau fait partie des artistes invités aux côtés notamment de Vincent Vallières et Bleu Jeans Bleu. «Tous les artistes ont tourné la même journée, à tour de rôle. C’était vraiment bien fait, soutient-il. Et au-delà de la musique, le spectacle sera en soi une visite du Théâtre Granada, car les artistes jouent à différents endroits, sauf sur la scène. Ça met en valeur les lieux et l’architecture. Visuellement, ça va être vraiment beau.»

Il faut dire que cette salle n’a plus de secret pour celui qui demeure maintenant à Sherbrooke, puisqu’il y travaille comme «barman» depuis quelques années. C’est d’ailleurs sur cette scène qu’il a eu la chance de faire la première partie d’Émile Bilodeau. «C’est vraiment un endroit qui me fait tripper, que ce soit pour son énergie, la gang ou encore les «partys» après les «shows». Même si j’étais millionnaire, je pense que je retournerais faire le bar de temps en temps, tellement que j’aime ça!», conclut Frank Custeau en riant.

Notons que la webdiffusion de «J’taime en Estrie» aura lieu le 13 mars, à 20 h. Les billets sont en vente au coût de 10 $.

 

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