Consultation sur l’avenir du centre-ville de Magog: Nathalie Pelletier déplore la façon de faire de certains élus

Par Pierre-Olivier Girard
Consultation sur l’avenir du centre-ville de Magog: Nathalie Pelletier déplore la façon de faire de certains élus
Nathalie Pelletier. (Photo : Le Reflet du Lac - Archives/Marco Bergeron)

POLITIQUE. Le fait que certains élus remettent en doute la représentativité de la dernière consultation citoyenne portant sur l’avenir du centre-ville (voir autre texte) a fait quelques mécontents parmi lesquelles se trouve la conseillère municipale, Nathalie Pelletier.

La principale intéressée estime que les élus ne peuvent pas, «comme bon leur semble», mettre en doute un mécanisme qui a été approuvé par l’ensemble du conseil municipal. «Le conseil municipal a travaillé pendant des mois pour élaborer une politique  de participation citoyenne qui est fiable, intéressante et représentative. Tout ce travail a été fait avec l’expertise de l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke et l’appui unanime des membres du conseil», rappelle Mme Pelletier.

«Mais là, étant donné que le consensus qui semblait ressortir de la consultation ne rejoignait pas l’opinion de certains conseillers, qui avaient déjà leur idée de faite, ils ont décidé d’utiliser d’autres moyens pour consulter, sans même donner toute l’information, déplore-t-elle. Je trouve ça inapproprié qu’on mette en doute l’intégrité d’un processus de consultation sur lequel l’ensemble des élus s’était entendus et se disaient à l’aise. C’est dommage pour la démocratie de la Ville. »

 

«Je vais appuyer ce que les gens veulent»

La principale intéressée dit n’avoir fait que son travail de conseillère municipale en invitant les citoyens à participer en grand nombre à cette consultation, «qui est déterminante pour l’avenir du centre-ville».

En aucun cas, selon elle, son intention était d’influencer les opinions ou encore de faire dérailler le projet. «Je ne suis pas contre les projets de développement, bien au contraire, insiste-elle. Mais mon rôle comme élue est de m’assurer que les projets approuvés correspondent à la vision qu’ont les citoyens de leur ville et non celle d’un promoteur. Je vais appuyer ce que les gens veulent, tout simplement, d’où pourquoi le processus de consultation est primordial.»

À son avis, le consensus qui semble émerger des discussions citoyennes du 2 février est de permettre, sur la rue Principale, une hauteur maximale de 12 mètres et des bâtiments de trois étages. «Le projet de M. Belval, je le trouve intéressant si on enlève l’étage du haut. Pour la location court terme, j’ai aussi une ouverture, car c’est la tendance. Mais il faudra voir de quelle façon il sera possible de bien l’encadrer.»

 

Un air de campagne électorale

N’ayant pas fermé la porte à se présenter à la mairie aux prochaines élections municipales, Nathalie Pelletier se dit toujours en réflexion. Toutefois, elle constate déjà qu’il y a un air de campagne électorale entre les murs de l’hôtel de ville. «Je sens effectivement que ça se corse au conseil. Mais croyez-moi, je vais continuer à faire mon travail de conseillère jusqu’à la fin de mon mandat et personne ne va m’en empêcher. Et mes décisions sur mon avenir politique, je les rendrai quand ça sera le temps», conclut-elle.

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Claire Garon
Claire Garon
5 mois

J’ai déja entendu, de la part des élu(e)s, ceci: ‘on n’a jamais autant consulté’.
Sauf que si l’idée est faite et des engagements pris envers les promoteurs, avant la consultation publique, vous dénaturez le processus.Les interventions des élus devraient se limiter à mieux expliquer le projet.
Ça me rappelle les assemblées pour des votes de grève à la FTQ.
On nous faisait reprendre le vote jusqu’à ce que la proposition de grève passe, sous l’emprise insistante des fiers-à-bras.

Claire Garon
Claire Garon
5 mois
Répondre à  Claire Garon

Et n’allez pas vous acheter bonne conscience en déclarant ‘ça vient de l’université’.