Magog: une famille installe une pancarte pour trouver sa maison de rêve

Par Pierre-Olivier Girard
Magog: une famille installe une pancarte pour trouver sa maison de rêve
Cette pancarte a été installée à l'automne dernier par Simon Boisvert Boudreau et sa conjointe Marie-Josée. Ils sont accompagnés sur la photo de leurs enfants Loïc et Nathan. (Photo : gracieuseté)

TRANSACTIONS. Si le marché immobilier des derniers mois a fait le bonheur de bien des vendeurs, on ne peut en dire autant pour les acheteurs qui ont dû composer avec une flambée des prix et des transactions réalisées en un temps record.

Certains acheteurs ont dû faire preuve d’ingéniosité pour tenter de dénicher leur maison de rêve, sans en perde leur chemise. C’est le cas notamment d’une famille de Montréal qui cherchait à s’établir à Magog. À l’automne dernier, ils ont eu l’idée d’installer dans le secteur Lestage dans l’espoir d’y déménager.

Sur l’affiche, il est écrit «Famille cherche maison/terrain. Place Lestage ou Plage Southière», avec leurs coordonnées. «Notre but n’était pas nécessairement de dénicher une aubaine, mais de trouver une occasion qui n’était pas encore affichée sur le marché et peut-être d’économiser sur la commission. Dans cette optique, on s’est dit que pour 60 $ de matériel pour fabriquer la pancarte, ça ne coûte pas trop cher d’essayer», raconte Simon Boisvert Boudreau.

Malgré quelques appels, leur démarche des plus originales n’a toutefois pas donné le dénouement espéré. Ils ont donc opté pour leur plan B en achetant un terrain non loin de leur quartier préféré, où ils pourront faire construire leur résidence. «On ne pensait jamais que ce serait aussi long de trouver quelque chose. Pour nous, ça été très difficile, et ce, même si on avait en main une bonne mise de fond. Je n’imagine pas une personne qui en est à une première maison et qui doit composer avec un budget plus limité. Ça doit être très problématique», est d’avis celui qui est père de deux enfants.

Malgré leur plus récent achat, Simon Boudreau et sa conjointe gardent l’œil ouvert à toute opportunité. «C’est pour cette raison que la pancarte s’y trouve toujours. Si la maison de rêve se présente, à un prix raisonnable, c’est certain qu’on prendra le temps d’y réfléchir», conclut-il.

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I G
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1 mois

C’est en effet problématique. J’étais proche du but en mars 2020 de pouvoir enfin acheter ma première maison. L’accès à la propriété était déjà pas si facile, maintenant on oublie carrément ça. J’espère qu’il y aura de la latitude des municipalités quant aux maisons accessoires et les mini maisons sur roues comme le fait la ville de Québec.