Le bilan 2020 confirme la ruée immobilière vers l’Estrie

Par Dany Jacques
Le bilan 2020 confirme la ruée immobilière vers l’Estrie
Le prix médian du secteur résidentiel estrien a suivi une courbe ascendante de 13%, comparativement à une moyenne annuelle habituelle de 2 ou 3%. (Photo : Le Reflet du Lac - Pierre-Olivier Girard)

HABITATION. Les statistiques de la fin de l’année 2020 confirment l’effervescence observée sur le terrain par les courtiers immobiliers: le nombre de transactions a bondi de 22% dans la région métropolitaine de Sherbrooke, un secteur qui comprend Magog et les environs.

Le président de la Chambre immobilière de l’Estrie, David Bourgon, considère les quelque 2500 transactions résidentielles de l’année comme un sommet. «C’est immense, surtout qu’on a été fermé pendant deux mois», constate-t-il.

M. Bourgon met l’accent sur une année exceptionnelle, d’autant plus que le nombre d’inscriptions a chuté de 36% en un an pendant la même période. «Moins de maisons à vendre a déséquilibré le marché et a causé bien des maux de tête aux acheteurs, observe-t-il. On a rarement vu ce soudain revirement de situation, ce qui a évidemment provoqué un effet à la hausse sur les prix. »

Le prix moyen des ventes a augmenté de 17%, tandis que la médiane a suivi une courbe ascendante de 13% pour atteindre 243 750 $, comparativement à une moyenne annuelle habituelle de 2 ou 3%.

«Juste pour les condos, les ventes ont bondi de 49% et les prix, de 11%.»

David Bourgon, président de la Chambre immobilière de l’Estrie

Cet engouement a aussi eu un effet sur les délais de vente, qui ont chuté de trois semaines pour atteindre 116 jours. Cette période inclut les délais administratifs jusqu’à la signature officielle des papiers. «On a vu des maisons se vendre en quelques jours», concède M. Bourgon.

Le président de la Chambre immobilière explique principalement cette effervescence par la crise sanitaire de la COVID-19. Plusieurs résidents de la région montréalaise ont voulu fuir la zone urbaine pour se réfugier davantage dans la nature et dans une région moins populeuse.

«On croyait frapper un mur, mais c’est devenu fou dès le mois de mai, explique-t-il. Nous voyons l’avenir avec confiance, à moins que les taux d’intérêt augmentent.»

Des hausses plus prononcées à Magog

Ces statistiques se traduisent par des hausses encore plus marquées pour la région de Magog. Les 500 ventes de l’an dernier représentent une hausse de 35%. Une fois de plus, M. Bourgon juge immense cette donnée, car le nombre de maisons disponibles sur le marché était en chute de 39%.

Le prix médian de ces transactions d’unifamiliales se chiffre à 290 000 $ (+19%), tandis que le délai de vente a été de 99 jours (moins 25 jours).

 

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Daniel Gagnon
Daniel Gagnon
3 mois

Que dire devant cette abondance d’argent issue des taxes lucratives perçues par la Ville de Magog et le résultat lamentable pour le partage avec les citoyens et les citoyennes? Nous restons bouche bée devant cette ahurissante montée des prix dans notre région et devant le fait que les taxes abondantes et juteuses provenant de cette manne disparaissent dans les coffres de la Ville de Magog sans donner de résultat sur le terrain. Pire encore est de constater surtout que les valeurs de partage et de l’amour du prochain semblent inexistantes à la Mairie de Magog. Souvenons-nous de la cruelle augmentation de loyer imposée tout récemment par la Mairie aux organismes de bienfaisance! Que fait la Ville de toutes ces taxes?  C’est drôlement gênant surtout quand le dossier de la Mairie de Magog en ce qui concerne la diminution de la pauvreté est un gros zéro. Quand on augmente les taxes, on devrait s’attendre à ce que ça profite aux plus démunis aussi, non?