Le petit Mohamed passera un autre Noël loin des siens

Par Dany Jacques
Le petit Mohamed passera un autre Noël loin des siens
Le petit Mohamed tente de garder le moral au Tennessee malgré la maladie, la pandémie et l’éloignement de sa famille. (Photo : gracieuseté)

SOCIÉTÉ. Pendant que plusieurs se plaignent de ne pas voir leur famille à Noël en raison de la crise sanitaire, un petit Magogois de quatre ans atteint de la leucémie vivra une troisième période des Fêtes à l’extérieur de la maison.

Mohamed Jaafar ne se plaint pas trop, mais il commence à trouver le temps long dans la chambre d’un hôpital de Memphis. Il n’a pas vu ses trois sœurs depuis juin dernier. Il est accompagné de sa mère ou de son père, en alternance, car un des parents doit demeurer à Magog pour s’occuper des filles.

Les cas positifs de la COVID-19 qui se multiplient dans l’État du Tennessee, comme ailleurs au pays, perturbent également les réunions de la famille Jaafar.

Mohamed vient de subir une cinquième greffe, dont deux de la moelle osseuse en provenance de l’une des sœurs, et l’autre, plus récente, de sa maman. Il est encore sous les effets de la dernière intervention, ayant notamment un niveau de plaquettes très bas. «Il n’est pas encore suffisamment stable pour revenir à la maison et se faire suivre aux deux semaines à Sainte-Justine. Ce ne sera sûrement pas avant quelques semaines», se désole son père Waadie.

La famille dit tenir le coup malgré les embûches. Elle ne connaît pas l’avenir, car les médecins ne peuvent se prononcer avant quelques mois, le temps que la greffe fasse son travail. «On n’est pas sorti du bois, mais on remercie Allah pour les bons soins et notre entourage pour son support», ajoute le paternel.

Le petit Mohamed souffre d’une leucémie aiguë lymphoblastique depuis l’âge de 10 mois. Il a reçu de nombreux soins et traitements à Sainte-Justine et à Philadelphie depuis quelques années.

La Régie de l’assurance maladie du Québec a récemment refusé de rembourser les frais de santé de Mohamed pour les traitements reçus à Philadelphie. Une campagne de financement a été levée, puis annulée dès qu’il a pu bénéficier d’un protocole de recherche à Memphis. L’argent du public a pu payer quelques déplacements en avion, tandis que les frais médicaux sont presque minimes à l’hôpital du Tennessee.

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