Trois élus magogois s’opposent à l’embauche d’un cadre

Par Dany Jacques
Trois élus magogois s’opposent à l’embauche d’un cadre
Hôtel de ville de Magog (Photo : Le Reflet du Lac - Pierre-Olivier Girard)

AFFAIRES MUNICIPALES. Trois élus magogois s’opposent à l’embauche d’un superviseur à la direction des Travaux publics. Cette réorganisation est superflue à leurs yeux, car ils préfèrent ajouter des travailleurs sur le terrain et non pas, «une fois de plus», dans les bureaux.

Bertand Bilodeau, Samuel Côté et Yvon Lamontagne ont manifesté leur désaccord lors de la séance publique du conseil municipal, le 16 novembre dernier.

Bilodeau déplore le manque d’information à ce sujet livré aux élus avant l’adoption majoritaire de cette résolution. «Le conseil n’était même pas au courant, peste-t-il. Je trouve qu’on passe trop rapidement à une embauche quand on a un problème. Un palmarès québécois nous place pourtant au 4e rang des villes avec le plus grand nombre d’employés par 1000 habitants, on devrait arrêter d’en ajouter.»

Lamontagne juge que les Travaux publics ont suffisamment de cadres. «On devrait plutôt embaucher des gens sur le terrain au lieu de prendre la solution facile d’embaucher des gens dans les bureaux. Je commence à avoir un sérieux problème avec ça, surtout que nous n’étions pas au courant de cette démarche», s’indigne-t-il.

Le conseiller du secteur Omerville digère mal cette embauche en pleine crise sanitaire, une période qui fait perdre des emplois et provoque des faillites au sein des contribuables. «La Ville devrait démontrer davantage de discipline au lieu de dépenser», spécifie-t-il.

Pour sa part, Samuel Côté croit que les embauches devraient plutôt s’effectuer sur le terrain, «surtout lorsqu’on constate l’état de nos rues».

Les cinq autres membres du conseil ont néanmoins voté en faveur de cette résolution, officialisant ainsi l’embauche d’un superviseur. Pour la plupart, ils ont endossé les conclusions positives d’un projet-pilote amorcé en janvier 2020.

Selon eux, le déplacement d’un superviseur vers le poste de chargé de projet, ainsi que l’embauche d’un employé non syndiqué pour le remplacer à la supervision, s’est avéré concluant. «Cette réorganisation a permis une meilleure planification, générant ainsi des économies et une efficacité accrue, assure la conseillère Nathalie Pelletier. Nous serons même davantage proactifs.»

La mairesse Vicki-May Hamm estime que le nouveau salaire est largement payé par les économies générées par cette restructuration administrative.

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