Sécurité incendie: la Régie de l’Est veut investir 11 M$

Par Pierre-Olivier Girard
Sécurité incendie: la Régie de l’Est veut investir 11 M$
La Régie de l'Est est composée de plus de 80 pompiers. (Photo : Le Reflet du Lac - Archives/Vincent Cliche)

INCENDIE. Justifiant des besoins criants, la Régie intermunicipale de prévention et de protection incendie Memphrémagog Est prévoit investir plus de 11 M$ dans son organisation au cours des six prochaines années. Des dépenses qui se traduiront à terme par une facture plus élevée d’environ 34%  pour les contribuables.

À première vue, le président de l’organisation, Martin Primeau, reconnaît que le montant est impressionnant. Mais sur le terrain, il assure qu’il est temps de donner un grand coup pour rattraper des années de sous-investissements.

Le plus grande part du gâteau servira à rénover les quatre casernes, actuellement situées à Stanstead, Ayer’s Cliff, North Hatley et Canton de Stanstead. La Régie n’exclut pas un déménagement si nécessaire. «Plusieurs facteurs seront analysés avant de prendre une décision. Donc, oui, c’est possible qu’une caserne change d’emplacement et même de ville. Les travaux ne devront pas dépasser deux millions de dollars par caserne», précise M. Primeau.

Ce dernier constate qu’à bien des endroits, les installations sont désuètes ou inadaptées aux besoins d’aujourd’hui. «Dans une caserne, par exemple, il n’y a qu’une seule toilette sèche qui se trouve à l’extérieur. Dans une autre, il y deux portes de garage pour trois camions. Il faut en mettre deux en 45 degrés pour réussir à entrer le troisième. Et à l’inverse, pour un sortir un, il faut sortir les autres», observe-t-il.

«Tout ça pour dire qu’on ne veut pas du luxe, mais simplement des milieux de travail qui seront fonctionnels pour au moins les 20 prochaines années», poursuit celui qui est maire du Canton de Hatley.

 

De gros achats

Beaucoup d’argent servira aussi à renouveler l’équipement des pompiers, dont les appareils respiratoires. Le plan de match est d’en acheter 65 à un coût variant entre 600 000 et 700 000 $. «Certains de nos appareils actuels datent d’avant les années 2000 et les plus récents de 2007. Ils sont conformes, mais plus pesants et moins confortables. Disons qu’ils ont fait leur temps», est d’avis Martin Primeau.

De nouveaux habits de combat seront également achetés.

En ce qui concerne la flotte de véhicules, il faudra prévoir quelques achats d’importance (camions autopompe et citerne, camionnette et embarcation) pour une facture dépassant les 2 M$.

«Un service incendie, ça coûte cher, car il y a beaucoup de dépenses obligatoires. Mais l’avantage est qu’en regroupant dix municipalités ensemble, notre pouvoir d’achat est beaucoup plus important. Et une organisation comme la nôtre, avec 84 pompiers, se doit de remédier aux besoins qui sont criants», conclut-il, en précisant que ces budgets supplémentaires devront être approuvés, annuellement, par les municipalités concernées.

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