Le service à l’auto divise les élus magogois

Par Dany Jacques
Le service à l’auto divise les élus magogois
Les élus magogois ne s’entendent pas sur le concept du service à l’auto, plus particulièrement sur un terrain vacant de la route 112 (photo). (Photo : Photo Le Reflet du Lac – Vincent Cliche)

AFFAIRES MUNICIPALES. L’arrivée d’un restaurant d’alimentation rapide incluant un service à l’auto a été autorisée de justesse par le conseil municipal de Magog, lundi soir.

La mairesse Vicki-May Hamm a tranché le débat après un vote donnant quatre conseillers en faveur et quatre autres qui s’opposaient aux changements d’usage dans une zone située face au Carrefour Santé Globale (route 112).

Le service à l’auto à cet endroit a été remis en question par Diane Pelletier, Yvon Lamontagne, Bertrand Bilodeau et Nathalie Pelletier.

Diane Pelletier croit qu’il est temps d’imiter les 27 municipalités québécoises et quatre agglomérations de Montréal, qui interdisent déjà l’usage du service à l’auto sur leur territoire. «Les voitures en file d’attente polluent en augmentant les gaz à effet de serre, déplore-t-elle. On n’encourage pas non plus les saines habitudes de vie en facilitant l’accès aux services à l’auto.»

Nathalie Pelletier rappelle que ce secteur avait précédemment été ciblé pour ériger des commerces prônant la santé. Elle craint également que l’ajout d’une restauration rapide et d’un service à l’auto freinera les futurs et nombreux visiteurs de Bleu Lavande à se rendre jusqu’au centre-ville. «On n’est pas obligé d’y offrir un service tout inclus pour nuire à nos commerces de la rue Principale», prévient-elle.

Les élus en faveur ont été Mme Hamm, Nathalie Bélanger, Jacques Laurendeau, Samuel Côté et Jean-François Rompré.

Mme Hamm voit d’un bon œil l’ouverture d’un commerce semblable sur la route 112. Elle pense surtout aux mesures sanitaires imposées par la présente crise sanitaire qui obligent les consommateurs à favoriser les livraisons et les commandes à l’auto pour réduire les contacts entre personne.

«Il est toutefois vrai qu’on doit jouer de prudence pour ne pas concurrencer les commerces du centre-ville, mais ce n’est pas le cas ici avec des commerces différents», ajoute la première magistrate.

 

En faveur d’un débat plus large

Nathalie Bélanger ouvre néanmoins la porte à un débat plus large sur la question des services à l’auto à Magog. Elle préfère toutefois inclure l’ensemble de la population dans ce débat plutôt que de laisser les neuf élus magogois autoriser ou non cette vocation commerciale dans la municipalité.

Le secteur visé est situé entre les bureaux du dentiste Patrick Rheault et la station-service Ultramar. Un concept commercial est sur la table à dessin, mais les autorités municipales préfèrent régler le dossier avant de dévoiler des noms de commerces. On sait aussi que la petite rue Matt, située à proximité, pourrait un jour prolongée de l’autre côté de la route 112. Des feux de circulation pourraient être aménagés à cette intersection par le ministère des Transports.

Les citoyens pourront s’exprimer sur cette question lors d’une consultation écrite qui se tiendra du 9 au 23 octobre. Une présentation du projet est prévue entre ces dates, mais la date exacte n’était pas encore fixée au moment d’écrire ces lignes.

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Sylvain J. Tremblay
Sylvain J. Tremblay
3 mois

Je crois que nous sommes déjà bien servi en ce qui concerne la restauration rapide à Magog. Les arguments de Mme Hamm n’ont aucune valeur étant un raisonnement à court terme. Si restaurant nous devons avoir, je suggèrerais un qui est plus familiale du type Mikes, Vieux Duluth ou quelque chose de semblable.