Cette fois, Carl Marquis n’a pu éviter l’amputation

Par Patrick Trudeau
Cette fois, Carl Marquis n’a pu éviter l’amputation
Carl Marquis entend profiter de son congé forcé pour promouvoir son projet de centre d'entraînement adapté. (Photo : Le Reflet du Lac – Archives/Patrick Trudeau)

BACTÉRIE. Un an et demi après avoir échappé de justesse à la bactérie mangeuse de chaire, l’ancien athlète paralympique Carl Marquis a dû être amputé du pied droit, le 14 septembre dernier, à la suite d’un autre épisode bactérien.

En mars 2019, l’homme aujourd’hui âgé de 50 ans se réjouissait d’avoir évité l’amputation de sa jambe, après avoir été infecté par la même bactérie que l’ancien premier ministre Lucien Bouchard.

Cette fois, les médecins ont dû se résoudre à l’inévitable pour empêcher la progression de la maladie. «Depuis l’accident de ski qui m’a rendu paraplégique (en 1986), j’ai souvent eu des problèmes avec ma jambe droite. Il y a quelques jours, lorsque j’ai ressenti des symptômes qui s’apparentaient à ceux de 2019, je me suis dit que l’amputation serait peut-être une bonne chose. Mais quand tu es vraiment confronté à cette réalité, c’est moins évident», avoue Carl Marquis.

«Ma vie était en danger, alors je crois qu’on a quand même pris la bonne décision», ajoute-t-il.

Centre d’entraînement adapté

Afin que sa convalescence se passe le mieux possible, celui qui œuvre comme conseiller à la Caisse Desjardins du Lac-Memphrémagog a dû se résoudre à un arrêt de travail de quelques mois. «Je ne suis pas du genre à m’apitoyer et je crois que j’aurais été capable de faire mon boulot. Mais d’un autre côté, j’ignore comment je vais réagir au cours des prochaines semaines. Je suis actuellement en phase d’acceptation et j’ai besoin d’apprivoiser cette situation», reconnaît-il.

Carl Marquis veut toutefois profiter de ce congé forcé pour donner du temps à son projet de centre d’entraînement adapté pour les blessés à la moelle épinière.

L’organisme FSWC Québec, dont il est le président, est à la recherche de 250 000 $ pour la première année d’opération de son centre qui sera basé à Sherbrooke. «Pendant tout le mois de septembre, notre équipe (dont fait partie l’athlète paralympique Diane Roy) participe à une levée de fonds avec le Défi Everest. J’avais aussi invité mes amis à faire des dons via ma page Facebook, lors de mon récent anniversaire de naissance (le 19 septembre). Je ne voulais pas trop mettre l’accent sur le fait que j’allais avoir 50 ans, mais à ma grande surprise, les gens ont contribué généreusement. Ça aide à faire passer un peu mieux la pilule de ce changement de décennie», a-t-il lancé en riant.

Notons que les bénévoles de FSWC Québec participeront aussi au festival de course Bromont Ultra (en format virtuel) durant le week-end du 10 octobre, toujours dans le cadre de leur campagne de financement. L’inscription se termine le 1er octobre, mais les dons sont acceptés jusqu’au 11 octobre.

Pour information ou pour appuyer le futur centre de réadaptation: www.fswcquebec.ca/

 

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Monique Desilets
Monique Desilets
25 jours

Bon courage Carl. On se reparle du centre que vous projeté de mettre sur pied. J’ai beaucoup d’expérience en réadaptation physique pour avoir travaillé à l’Institut de réadaptation de mtl maintenant Institut de réadaptation Gingras-Linsay de Mtl. Intéressée à aider si possible. En passant tu es mon conseiller fiscal chez Desjardins.