Les leaders religieux dénoncent le reconfinement des lieux de culte à 25 ou 50 personnes

par Stéphane Lévesque
Les leaders religieux dénoncent le reconfinement des lieux de culte à 25 ou 50 personnes
La limite de personnes dans les lieux de culte vient de passer de 250 à 50 dans les zones jaunes, dont l'Estrie. (Photo : Le Reflet du Lac - Archives)

RELIGION.  Se disant victime d’une injustice, les leaders religieux du Québec exigent que l’on classe dès maintenant les lieux de culte dans la catégorie des salles de spectacles, des cinémas et des théâtres. Ce qui leur permettrait de continuer à accueillir jusqu’à 250 personnes au lieu d’être limité à 25 ou à 50 comme l’a annoncé le ministre Christian Dubé dimanche.

«Depuis le début de la crise de la Covid-19 que connaît le Québec, les leaders des groupes religieux du Québec ont collaboré étroitement avec les autorités de la santé publique. À bien des égards, les mesures sanitaires mises en place dans les lieux de culte dépassent les exigences gouvernementales. Avec le résultat qu’à ce jour, à notre connaissance, aucune éclosion n’a eu lieu dans un lieu de culte. En ces temps difficiles, les leaders religieux font tout le nécessaire pour mettre en place les mesures qui assurent la protection de la santé de leurs fidèles», exprime Christian Rodembourg, président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec et porte-parole de la Table interreligieuse qui regroupe tant des musulmans, des juifs ou des chrétiens.

Notant le manque de dialogue avec les autorités gouvernementales depuis le début de la pandémie, Christian Rodembourg dénonce «que le gouvernement place encore une fois dans la même catégorie les lieux de culte et les bars. Dans son communiqué, le ministère de la Santé parle du même souffle des «activités dans les lieux de culte et dans les salles où est permis la vente ou le service de boissons alcooliques pour consommation sur place». À sa face même, cet amalgame est injustifié et faux», indique-t-il.

Toujours selon le porte-parole, les rassemblements dans les lieux de culte sont en vérité assimilables à ceux qui ont lieu dans les cinémas et les salles de spectacle en rappelant que les personnes sont assises et relativement immobiles.

Précisons que dans les zones «jaunes», comme l’Estrie, la limite est de 50 personnes dans les églises, une mesure qui touche aussi les salles louées, événements festifs, etc.

 

 

 

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Daniel Gagnon
Daniel Gagnon
25 jours

Pendant ce temps-là, la Ville de Magog donne un permis à la foire Écosphère à la Pointe Cabana, sous chapiteaux fermés, pour la foire cette fin de semaine, autorisant un rassemblement de 250 personnes! Oui, 250 personnes, vous avez bien lu!
Ce qui est insensé et irresponsable de la part de la Ville de Magog en ce temps de deuxième vague de Covid.
Cela alors même que le ministre Dubé vient de demander aux Québécois et aux Québécoises d’éviter les contacts sociaux!
La Ville doit retirer ce permis pour éviter des éclosions potentielles. La plus grande prudence est de mise.
La Ville doit, par-dessus tout, donner l’exemple et ne pas céder aux pressions commerciales.
La mairesse sortante Hamm doit mettre la santé des Magogois et Magogoises en priorité.

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Tapons sur le clou! - Diocèse de Saint-Hyacinthe
24 jours

[…] de culte ne sont pas des bars (PLUS)– Les leaders religieux dénoncent le reconfinement (PLUS)– Surprise et incompréhension dans les églises (PLUS)– Les lieux de culte, fers de […]

Denis Beaulé
Denis Beaulé
23 jours

Et comment!

L’église a, déjà, été considérée lieu sacré. Intouchable sanctuaire-refuge, où était interdit d’« appréhender » ceuze y séjournant, peu importe pour quoi. Or, ç’a changé. Royalement.

Aujourd’hui, en tout cas suivant les dits, faits, gestes, décrets, lois, règles, normes, consignes, déclarations, pensées, analyses, perspectives, «évaluations», hypothèses, « ‘imaginations’ » ou autres (procès d’)intentions de gouvernant.e.s ou d’autres grands bonzes de pubséc.; là où y avait-il, jadis, sacré, eh bien, c’est là que les « ‘autorités’ » se feront un malin plaisir ou s’en sacreront le plus de vous en sacrer ‘out’ ou toute une.

Qu’importe qu’en vérité vous soyez les plus inoffensifs et les faisant le plus attention de tou.te.s; ielles ne se rassasieront jamais assez de vous chasser à coups de pied au cul, gens de culte. Ça vous apprendra! Quin, toé…

Eh oui, quoi de plus facile, de plus lâche en fait, que s’en prendre à ceuze ayant moins de pouvoir ou d’énergie pour se défendre, tels « vieux », « vieilles » ou… enfants.

P. S. La chronique d’aujourd’hui de Mme B (« Être vieux au Québec ») cerne extrêmement bien la chose en UNE phrase-choc :

Inutilité
Oui, les vieux sont inutiles aux yeux de ceux qui considèrent l’efficacité comme une valeur absolue au sein de la société.

UN mot-clé, là : « efficacité ». Marotte du PM/Q. Qui veut écourter les délibérations à l’ANQ, les estimant trop peu « efficaces ». Même chose eu égard aux projets, ‘and the like’, qui ne se mettent pas en branle assez vite, faute de règles, règlements, normes ou lois suffisamment ‘efficaces’.