Progression de la maladie de Lyme en Estrie

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local
Progression de la maladie de Lyme en Estrie
Les MRC de Coaticook et de Memphrémagog sont épargnées comparativement à la région de Granby-Bromont. (Photo : gracieuseté Erik Karits de Pixabay)

SANTÉ.  La maladie de Lyme est en nette progression sur tout le territoire de l’Estrie. Si on ne signalait en 2010 qu’un seul cas dans la région, on n’en compte pas moins de 203 en 2019 sur les 501 cas recensés dans toute la province. On ne signalait un an plus tôt que 91 signalements en Estrie.

La direction de la Santé publique estime qu’il faut prendre la maladie très au sérieux d’autant que l’’Estrie est de loin la région la plus touchée par la maladie de Lyme que ce soit en nombre de cas ou pour le taux d’incidence». En 2019, on dénombrait 41,6 cas par 100 000 habitants en Estrie contre 8,9 cas par 100 000 habitants pour la Montérégie.

La maladie de Lyme est causée par une bactérie transmise par la piqûre d’une tique à pattes noires ou tique du chevreuil. Les symptômes peuvent parfois être sévères. «Dans ses stades précoces, c’est surtout une éruption cutanée, une rougeur. C’est accompagné de malaises généraux, de fatigue, de douleurs musculaires et articulaires, de fièvre. Comme une infection», avertit Geneviève Baron, médecin-conseil à la direction de la Santé publique.

À ce stade, la maladie répond bien aux antibiotiques. Mais, si la maladie n’est pas traitée, «elle peut se disséminer dans le corps et mener à des paralysies du visage, des douleurs arthritiques et des troubles cardiaques».

Deux secteurs de l’Estrie se démarquent par des taux d’incidence très élevés à la maladie. D’abord, celui de la Pommeraie qui comprend Lac-Brome, Sutton, Frelighsburg

et Farnham (150,3 cas pour 100 000 habitants). Puis, celui de la Haute-Yamaska, qui comprend Granby, Shefford, Bromont, Warden et Waterloo (94,0 cas pour 100 000 habitants).

Ces deux MRC totalisent à elles seules 89 % de tous les cas estriens. Les Municipalités de Bromont, Granby, Shefford et Cowansville sont les plus souvent citées par les personnes atteintes.

Coaticook et Memphrémagog épargnées l’an dernier

Pour les MRC de Coaticook et Memphrémagog, la situation semble meilleure. «Il y a très peu de cas recensés. Dans la MRC de Coaticook, zéro cas. Pour Memphrémagog, 3 cas ont été signalés en 2019», souligne Geneviève Baron. Cependant, le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg a examiné 77 tiques en provenance de ces deux MRC en 2018 et 2019. Entre 15 % et 25 % d’entre elles étaient porteuses de la maladie.

Un traitement préventif est maintenant recommandé pour la RLS des Sources. Si vous avez été piqué par une tique, « un traitement unique d’antibiotiques pourrait vous être administré », précise la docteure Baron.

Précautions à prendre

Utiliser un chasse-moustiques, porter des vêtements longs, des souliers, entrer le bas du pantalon dans vos chaussettes et votre chandail dans le pantalon est un bon début. Il faut examiner tout son corps au retour d’une activité. Les animaux domestiques doivent aussi être examinés. Si vous êtes piqués, retirez la tique rapidement. Des instructions précises sur Québec.ca/lyme.

 

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