La famille Krieg donne un terrain de Glen Sutton en conservation naturelle

Xavier Demers
La famille Krieg donne un terrain de Glen Sutton en conservation naturelle
Conservation de la nature Canada a annoncé lundi la protection d’une centaine d’hectares à Glen Sutton à la suite d’un don de la famille Krieg, qui était propriétaire d’un terrain pendant plus de 70 ans. (Photo : Gracieuseté/Claude Côté)

 

Les propriétaires de la ferme depuis les années 50, August et Linda Krieg, souhaitaient que ce terrain soit protégé à long terme. À la suite de leur décès, leurs cinq enfants ont réalisé leur souhait en contactant CNC.

«Pour ma mère, c’était très naturel de conserver pour le reste de sa vie et pour les générations à venir, ses enfants et ses petits-enfants, a indiqué le fils d’August et Linda Krieg, August-Henry Krieg. C’est une idée splendide. On réalise que c’est le bon choix à faire.»

«C’était des gens qui aimaient profondément la nature, des gens qui adoraient leur coin de terre dans lequel ils s’étaient installés, a ajouté le gendre des propriétaires, Pierre Guillemette. Pour eux, de voir se développer cette partie-là où ils ont vécu, ce n’était pas vraiment une option.»

Le terrain protégé compte sur une biodiversité où se retrouvent des espèces menacées comme le pioui de l’Est, entre autres.

«Les montagnes Vertes du Nord, c’est un territoire unique dans le sud du Québec, a affirmé la biologiste et chargée de projets pour les montagnes Vertes du Nord chez CNC, Cynthia Patry. On voit se dessiner un corridor forestier dans lequel il y a une biodiversité exceptionnelle qu’on tente de protéger par des projets de conservation. On pense à la salamandre pourpre, entre autres, qui est une espèce menacée et qu’on retrouve dans des écosystèmes comme ici.»

Le territoire protégé est également important pour les espèces qui migrent vers le nord en provenance des États-Unis en raison des changements climatiques.

«Il est situé au cœur d’un corridor qui relie les monts Sutton aux territoires protégés au sud de la frontière au Vermont, a relaté le vice-président associé chez CNC, Joël Bonin. Le travail n’est pas terminé. Il nous reste des bouts à raccorder. La propriété fait 2,4 km de long, il manque à peu près la même longueur pour relier les deux ensemble. Un corridor naturel, c’est essentiellement pour maintenir l’écosystème forestier.»

La base de plein air Au Diable Vert a, par ailleurs, acquis un terrain adjacent à la propriété protégée pour consolider son réseau de sentiers pédestres dans le secteur.

«Nous sommes très enthousiastes à l’idée de pouvoir collaborer avec Conservation de la nature Canada pour l’achat de cette propriété demeurée à l’état sauvage, a indiqué le copropriétaire d’Au Diable Vert, Jeremy Fontana. L’expansion du terrain d’Au Diable Vert nous permet de poursuivre notre mission en matière de tourisme écologiquement responsable et, par la même occasion, de contribuer à préserver la beauté naturelle des montagnes Vertes.»

Soutien financier

La conservation du territoire a pu bénéficier du soutien financier d’Ottawa et de Québec, de l’entreprise CGI ainsi qu’au Sweet Water Trust, basé à Boston.

«La bonne nouvelle que nous célébrons aujourd’hui démontre le pouvoir du partenariat et du travail d’équipe, a déclaré la députée fédérale de Brome–Missisquoi, Lyne Bessette. Nous savons qu’il est important pour notre patrimoine, nos collectivités et notre environnement de prendre des mesures pour protéger la nature et les espèces sauvages qui en dépendent.»

«Je me réjouis toujours quand je vois des passionnés de la nature s’unir pour permettre la protection de milieux naturels de grande valeur, a indiqué de son côté le ministre provincial de l’Environnement, Benoit Charette. La consolidation d’un réseau de sentiers existant, tout en assurant la protection de la biodiversité, est également un aspect très intéressant du projet qui vise les sommets des montagnes Vertes du Nord en Estrie.»

Gracieuseté/Claude Côté

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