La dynamo de Saint-Étienne-de-Bolton

Par Patrick Trudeau
La dynamo de Saint-Étienne-de-Bolton
Emmanuelle Vincent-Racicot, son conjoint David Auclair et leurs trois jeunes enfants forment une famille grandement impliquée à Saint-Étienne-de-Bolton. (Photo : gracieuseté - Éric Lajeunesse)

COMMUNAUTÉ. Véritable dynamo et porteuse de multiples projets au sein de la communauté de Saint-Étienne-de-Bolton, Emmanuelle Vincent-Racicot est la lauréate estrienne du prix Claude-Masson (Jeune bénévole), dans le cadre de la 23e édition du prix Hommage bénévolat-Québec.

La jeune femme de 30 ans possède un curriculum vitae particulièrement étoffé en matière d’implication sociale, et ce, depuis de nombreuses années.

On lui doit notamment l’implantation d’un frigo libre-service à Saint-Étienne-de-Bolton, un projet qui offre une deuxième vie à des aliments non vendus par l’industrie commerciale et qui permet de donner un coup de pouce à une quarantaine de familles dans le besoin. «C’est également une façon de combattre le gaspillage alimentaire. Pour l’ensemble de l’année 2019, nous avons revalorisé 20 tonnes de nourriture», lance-t-elle avec une fierté bien légitime.

Outre le frigo communautaire, Mme Vincent-Racicot a aussi lancé une activité «heure du conte» pour les 3 à 6 ans, et elle a également dans sa mire un projet de legs intergénérationnel ainsi que l’aménagement d’un poulailler communautaire. «Chaque fois que je soumets un projet, les bénévoles abondent. Il y a beaucoup de jeunes familles qui veulent s’impliquer, et les aînés ont aussi le désir de transmettre leur savoir aux autres générations», a-t-elle fait valoir.

Complice de tous les instants

Honorée de recevoir le prix Claude-Masson, Emmanuelle Vincent-Racicot n’a qu’un seul regret: celui de ne pas voir le nom de son époux, David Auclair, associé au prix.

Emmanuelle Vincent-Racicot a tenu à partager le prix Claude-Masson (Jeune bénévole) avec son conjoint David Auclair, qui est aussi son complice dans tous ses projets. (Photo gracieuseté)

«La candidature de David avait été aussi soumise, mais comme il est âgé de 36 ans, il ne faisait pas partie de la catégorie jeune bénévole», dit-elle en riant.

«Mais c’est important de mentionner que nous sommes complémentaires dans tous nos projets. Au sein de notre duo, il est à la mise en terre, la stabilisation», image la jeune femme.

Bénévole à temps plein

Inhalothérapeute de formation, Emmanuelle Vincent-Racicot a décidé de mettre ce volet professionnel de côté pour «augmenter son temps libre» et se tourner vers un poste d’agente paroissiale à la paroisse Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Idem pour son conjoint, qui a allégé son horaire chez Postes Canada avec le même objectif. «On a fait le choix de travailler à temps partiel pour nous impliquer à temps plein», explique tout bonnement celle qui a aussi accompagné la famille irakienne qui venait tout juste d’arriver à Eastman, à la fin de 2018.

«J’avoue que cette période a été un peu occupée. Nous avons hébergé cette famille chez nous pendant trois semaines, nous avons lancé le frigo communautaire et j’ai donné naissance à mon troisième enfant», énumère-t-elle.

Et n’eût été le fait qu’elle soit de nouveau enceinte, probablement qu’on l’aurait vue sur la première ligne en train d’aider des malades atteints de la COVID-19. «En raison de ma formation médicale, j’avais proposé mes services pour aller donner un coup de main. Mais puisque j’attends un enfant (début octobre), ils n’ont pas voulu que je prenne de risques pour ma santé», a reconnu celle qui fait du bénévolat depuis son adolescence.

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