Des vacances humanitaires bousculées par la COVID-19

Par Pierre-Olivier Girard
Des vacances humanitaires bousculées par la COVID-19
Daniel Pelchat et Isabelle St-Arnault reviennent d’un voyage humanitaire au Pérou après avoir vécu toute une gamme d’émotions. (Photo : gracieuseté)

VOYAGES. Un couple magogois a eu le temps de profiter d’un voyage humanitaire au Pérou avant de rentrer subitement à la maison en raison de la crise du coronavirus (COVID-19).

Courtier en immobilier dans la vie de tous les jours, Daniel Pelchat et Isabelle St-Arnault voulaient s’offrir des vacances différentes. Ils sont donc partis en mission humanitaire avec un groupe pour construire un total de quatre maisons dans un bidonville de Pucallpa.

Chaleur extrême, coups de marteau, planches à couper et peinture n’étaient rien à comparer de la pauvreté vécue par ces communautés locales. Quelques grandes familles pourront dormir sous un meilleur toit grâce au 70 étrangers, dont le couple Pelchat-St-Arnault, venus donner un coup de main au Pérou.

«Ce fut une expérience à fois enrichissante et troublante, résume Mme St-Arnault. Je ne pensais pas voir autant de gens affamés et autant de sourires et de générosité.»

«C’est très gratifiant de redonner au suivant, surtout lorsqu’on voit autant de bonheur dans les yeux des gens», ajoute M. Pelchat.

Ce périple avait une connotation spéciale pour ces Magogois. Ils ont rencontré pour la première fois une fillette de 10 ans qu’ils parrainent depuis un an. Elle a évidemment été gâtée un peu avec des cadeaux et de la nourriture.

 

Un virus qui change les plans

La pandémie du coronavirus a cependant modifié les plans de quelques étrangers ayant participé à ce voyage humanitaire. Les maisons ont été construites dans les délais initialement prévus entre le 7 et le 14 mars, ce qui laissait quelques jours pour découvrir Cuzco et le Machu Picchu. Le retour pour Montréal était prévu pour le 21 mars.

Flairant de possibles complications en raison de la COVID-19, le couple a acheté d’autres billets de retour au cas où les frontières se ferment. Ils ont en effet choisi de rentrer plus tôt, surtout que l’aéroport de Lima a complétement fermé ses portes sans préavis quelques heures après le vol de retour des Magogois (15 mars).

«Ça nous a inquiété un peu, surtout que d’autres membres de notre groupe sont restés coincés à Lima, avoue Isabelle Saint-Arnault. Nous sommes aujourd’hui très confortables en isolement préventif et sans symptôme. Il est toutefois étrange de voir des gens se battre pour du papier hygiénique quand on a côtoyé des personnes qui n’avaient même pas d’eau potable!»

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