Agrandissement du parc national du Mont-Orford: l’achat des terrains s’élève à 16,4 M$

Par Dany Jacques
Agrandissement du parc national du Mont-Orford: l’achat des terrains s’élève à 16,4 M$
On est loin de connaître la date d’ouverture du parc national du Mont-Orford, mais on sait que le lac La Rouche, à Racine (notre photo), demeurera une propriété privée au cœur du futur parc public. (Photo : gracieuseté – Pierre Dépôt)

ENVIRONNEMENT. L’acquisition des terrains nécessaires à l’agrandissement du parc national du Mont-Orford a coûté 16,4 millions de dollars aux contribuables québécois jusqu’à maintenant.

La facture risque de grimper, car il reste quelques négociations de gré à gré à faire avec une poignée de propriétaires déjà expropriés afin de fixer des prix de vente. Une de ces transactions à venir concerne des terrains appartenant aux Placements Bombardier. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) prévoit compléter ces démarches en 2020.

Promis par les libéraux en 2006, ce dossier s’étire sans cesse depuis 14 ans. L’ouverture officielle n’est pas pour demain, car le ministère planifie des audiences publiques du BAPE au plus tard au cours de l’année 2021. «Ces audiences permettront à l’ensemble de la population d’émettre des commentaires sur le projet», explique la relationniste de presse du MFFP, Catherine Ippersiel.

Le député d’Orford, Gilles Bélanger, demeure optimiste même s’il admet que les délais s’allongent. «Je ne suis pas déçu, mais c’est certains qu’on aimerait tous que les démarches s’accélèrent, confie-t-il. On a tous hâte de découvrir ce vaste parc de plus de 100 kilomètres carrés.»

Le député explique ces délais par de longues négociations de gré à gré. «On ne peut bousculer ces discussions, car ça risque de coûter plus cher aux contribuables. Soyons patients, car on travaille déjà à le rendre accessible dès son ouverture», recommande-t-il

Selon le ministère, sa direction des parcs nationaux et la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) travaillent actuellement sur le concept d’aménagement préliminaire (accueil, activités, infrastructures, etc.) et sur le plan de zonage de l’agrandissement.

«L’élaboration de ce concept d’aménagement pourra être complétée en fonction des terrains qui auront été acquis au terme des négociations, ajoute Mme Ippersiel. Par la suite, une évaluation des coûts d’aménagement pour mettre en valeur ce territoire et le rendre accessible pourra être réalisée.»

Rappelons que le présent dossier n’a guère évolué depuis un an, soit depuis un précédent article sur le même sujet dans Le Reflet du Lac, en janvier 2019. À la même période, on a y apprenait que le petit lac La Rouche, à Racine, restera privé même s’il sera situé à l’intérieur du futur parc public. Ce plan d’eau demeurera la propriété des Placements Bombardier.

Cet agrandissement prévoit l’ajout de 43 kilomètres carrés à un parc qui en totalise actuellement 59,5 km.

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