Magog impose d’autres amendes pour sécuriser l’ex-Difco

Par Dany Jacques
Magog impose d’autres amendes pour sécuriser l’ex-Difco
Le propriétaire de l’ancienne filature Difco paie les amendes, mais ne réalise pas les travaux correcteurs exigés par la Ville de Magog. (Photo : Le Reflet du Lac - Dany Jacques)

SÉCURITÉ. 17 mois après un jugement de la Cour municipale, la Ville de Magog n’a toujours pas réussi à forcer le propriétaire de l’ancienne filature Difco à sécuriser son vétuste bâtiment.

D’autres constats d’infraction ont récemment été acheminés à la compagnie Anahid Hospitality Management, car les corrections n’ont pas encore été apportées par l’entreprise basée en Nouvelle-Écosse.

Des amendes totalisant 650 $ avaient été imposées au propriétaire il y a quelques mois. Elles ont été payées, mais les travaux n’ont pas été effectués. Voilà pourquoi la Ville émet des constats en récidive totalisant, cette fois-ci, 1415 $ en pénalités.

«Il y aura d’autres constats d’infraction et des amendes si l’entreprise ne bouge pas», informe la greffière adjointe et responsable du contentieux, Marie-Pierre Gauthier.

Cette dernière ajoute que des discussions se poursuivent entre la Ville et Anahid Hospitality Management pour sécuriser le bâtiment abandonné. Les enjeux portent sur l’urbanisme et la sécurité incendie.

Aux dires de Me Gauthier, la Ville écarte l’option de réaliser elle-même les travaux aux frais de l’entreprise. Une facture salée et une possible difficulté à récupérer les sommes inquiètent le conseil municipal.

Les élus magogois adopteront bientôt un règlement visant la sécurité de tous les bâtiments industriels vétustes et délabrés. Toujours selon Me Gauthier, cette mesure ajoutera de la pression sur les propriétaires pour effectuer des travaux correcteurs s’ils ne respectent pas les règlements municipaux.

Rappelons qu’à la suite d’une décision rendue le 18 juin 2018, le juge Pierre G. Geoffroy avait déclaré coupable la compagnie Anahid Hospitality Management à deux des trois constats d’infraction qui lui avait été adressée.

Ces avis concernaient des manquements sur le système d’alarme et l’inspection des bornes à incendie.

Abandonné depuis plusieurs années, ce bâtiment est considéré comme un danger public par les forces de l’ordre. Elles y observent des dizaines d’infractions par année, comme des introductions illégales et des actes de vandalisme.

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