Bilan des travaux au centre-ville de Magog: peu de soucis routiers, selon les policiers

Par Dany Jacques
Bilan des travaux au centre-ville de Magog: peu de soucis routiers, selon les policiers
Le directeur de la Régie de police Memphrémagog, Guy Roy, doit composer avec neuf cas positifs à la COVID-19 parmi ses employés. (Photo : Le Reflet du Lac – Archives/Pierre-Olivier Girard)

TRANSPORTS. Les policiers craignaient que les travaux au centre-ville de Magog impatientent les automobilistes et provoquent des embouteillages. Huit mois plus tard, la Régie de police Memphrémagog (RPM) trace plutôt un bilan très positif de cette expérience hors de l’ordinaire.

Selon le directeur de la RPM, Guy Roy, les Magogois ont cependant eu besoin d’une période de transition de quelques semaines pour s’habituer à ce grand changement. «Les gens n’étaient pas habitués au début des travaux, résume-t-il. La congestion a par la suite diminué au fur et à mesure que les automobilistes prenaient connaissance des entraves et des détours à emprunter.»

Certaines mesures d’atténuation ont néanmoins été requises pour faciliter la vie des automobilistes. M. Roy cite l’exemple de l’installation d’un arrêt à l’angle des rues Principale Est et Belvédère. «La sécurité s’est accrue dès qu’on a obligé tous les conducteurs à s’y arrêter complètement, commente le chef de police. On songe même à laisser cet arrêt en permanence à cet endroit.»

Roy recommande de maintenir une autre mesure qui a grandement facilité la vie des usagers de la route, en l’occurrence le réaménagement de la zone de livraison du Métro Plouffe. «Avec l’ajout d’un signaleur qui aide les camionneurs à se diriger, il y a eu moins de camions dans la rue et sur le trottoir. Le va-et-vient des camions était plus court qu’avant. Merci à cette initiative privée», tient-il à mentionner.

À l’inverse, d’autres expériences ou idées pour améliorer la fluidité de la circulation pendant les travaux ne seront pas retenues. M. Roy pense notamment aux arrêts obligatoires pour tous à l’angle des rues Saint-Patrice et Merry, plutôt que les feux de circulation. «On a fait une tentative de trois semaines, mais les arrêts ont créé davantage de confusion, admet-il. C’était moins sécuritaire finalement.»

L’idée de créer un carrefour giratoire naturel autour de l’Îlot Tourigny a également été rejetée. Obliger un sens unique dans la direction Saint-Patrice Ouest-Principale-Merry Nord-Saint-Patrice ne serait pas une idée concluante, selon une étude.

Selon M. Roy, les trois lieux les plus chauds pendant les derniers mois ont été les intersections Merry Sud-Hatley, Belvédère-Chemin d’Ayer’s Cliff et Principale Est-Belvédère.

Et très peu de plaintes sur la principale voie de contournement qu’est devenue la rue Bowen pendant sept mois. «Peu de désagrément sur Bowen, et le bilan est positif sur l’ensemble du réseau routier», conclut Guy Roy.

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