Parution d’un roman inspiré du controversé Gerald Bull

Par Dany Jacques
Parution d’un roman inspiré du controversé Gerald Bull
Gerald Bull et le premier ministre Jean Lesage lors d’un test de tirs en 1965 au Canton de Potton, à l’époque du projet HARP de l’Université McGill. (Photo : gracieuseté Archives – Montreal Star)

LITTÉRATURE. Après sept ans de recherche et d’écriture, l’autrice Marie-Paule Villeneuve publie son roman inspiré de la vie de Gerald Bull, un homme qui rêvait de créer un supercanon au Canton de Potton.

Tout en étant une œuvre de fiction, l’historienne de formation assure avoir réalisé un rigoureux travail de recherche pour rédiger «Dessine-moi un canon – Le rêve fou du Dr Bull». Son travail s’est notamment basé sur des recherches dans de nombreuses archives, de multiples témoignages à l’étranger, de gens de la région ayant travaillé pour lui et de son entourage.

«Il s’agit d’un personnage fascinant et complexe, prévient-elle. Sa vie est un roman.»

Ce personnage plus grand que nature, ayant acheté une première maison dans le secteur de Highwater au début des années 1960, a été assassiné par les services secrets israéliens en 1990. Le livre tente d’expliquer ce qui s’est passé pendant ses trois décennies sur sa propriété du Canton de Potton (Space Research) et à l’étranger où il avait des contacts avec des pays pas nécessairement alliés, comme les États-Unis, Israël, la Chine et le pays de Saddam Hussein, l’Irak.

Le roman aborde aussi ses différends avec les autorités américaines et canadiennes, tout comme son emprisonnement en 1980 pour avoir vendu ses armes illégalement en Afrique du Sud.

Selon Mme Villeneuve, Gerald Bull était fasciné par les armes, étant lui-même un docteur en balistique. «Je trace le chemin d’un jeune professeur de talent qui s’installe à Highwater, explique-t-elle. C’est à cet endroit qu’il participe au projet HARP (High Altitude Research Project) en collaboration avec la défense canadienne et américaine. L’objectif consistait à étudier la puissance des projectiles en haute altitude.»

Bull poursuit néanmoins son projet de construire un supercanon aussi performant qu’une fusée, et ce, malgré l’arrêt du financement des gouvernements.

Mme Villeneuve a constaté sur le terrain que l’empreinte de ce personnage demeure présente dans la communauté. Des membres de sa famille habitent toujours la région. Ses installations et équipements situés à deux pas de la frontière n’ont été démantelés qu’en 1994.

Quelques lancements de livre sont prévus, comme au Salon du livre de l’Estrie ce vendredi 18 octobre à 18 h 45, au Centre l’Élan de Magog ce vendredi 18 octobre de 16 h à 18 h (209, chemin de Hatley) et à Mansonville ce dimanche 20 octobre de 17 h à 19 h (356 rue Principale).

Une séance de dédicaces est aussi prévue au Salon du livre ce jeudi 17 octobre à 20 h.

Ce bouquin est distribué par l’Agence littéraire Alinéa. Information ou commande au alinea06@videotron.ca ou au 450 671-9715.

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