Lissa Bissonnette frappe à la porte des Jeux olympiques

Par Patrick Trudeau
Lissa Bissonnette frappe à la porte des Jeux olympiques
Athlète fort déterminée, Lissa Bissonnette met toutes les chances de son côté en vue de participer aux Jeux de Tokyo, en 2020. (Photo : Le Reflet du Lac - Patrick Trudeau)

CANOË-KAYAK. Lissa Bissonnette est passée bien prêt d’accrocher sa pagaie après avoir raté, de justesse, sa qualification pour les Olympiques de Rio en 2016. Elle a toutefois décidé de s’engager pour un autre cycle de quatre ans, et sa persévérance pourrait bien être récompensée à Tokyo, lors des Jeux de 2020.

La kayakiste d’Eastman a fait un pas de géant dans l’atteinte de cet objectif, lors des récents Championnats du monde de canoë-kayak en Hongrie, en permettant au Canada de qualifier un équipage de K4 pour Tokyo.

Ce faisant, la délégation canadienne est assurée de pouvoir envoyer au moins quatre représentantes au Japon. «Cette étape était primordiale, car on a officialisé quatre «spots» pour Tokyo. On pourrait même ajouter deux places supplémentaires d’ici les prochains mois», explique Lissa Bissonnette, qui était la seule Québécoise au sein du K4.

Bien que l’identité des athlètes qui iront à Tokyo sera officialisée seulement l’an prochain, la jeune femme de 28 ans ne s’en fait pas outre mesure de vivre dans l’incertitude. «Mon mandat était d’aider à qualifier un bateau, et c’est maintenant fait. Pour le reste, je dois mettre toute la gomme aux entraînements et démontrer que j’ai ma place au sein de l’équipe, grâce à ma polyvalence. J’ai même l’objectif de me classer pour les épreuves de K1(solo) et K2 (duo)», lance-t-elle avec une belle confiance.

Sur la route pour la prochaine année

Membre de l’équipe nationale depuis 2009, Lissa Bissonnette doit s’imposer beaucoup de sacrifices – comme bien des athlètes de haut niveau – pour atteindre son but ultime.

Parce que le camp d’entraînement de l’équipe canadienne de canoë-kayak est maintenant basé en Nouvelle-Écosse, elle voit plus rarement son copain, qui demeure à Ottawa, ainsi que ses parents, à Eastman.

Elle a aussi mis sur pause ses études universitaires en enseignement, question d’être disponible à temps plein pour sa préparation en vue de Tokyo 2020. «En novembre, je partirai m’entraîner en Floride, et je serai ensuite à l’extérieur jusqu’au moins d’août 2020. La prochaine année sera vraiment intense», reconnaît-elle.

Peu importe l’issue de son processus olympique, elle jure qu’elle ne regrettera jamais de s’être engagée pour quatre années supplémentaires dans son sport. «À Rio, je croyais que c’était ma dernière occasion de participer aux Olympiques, car j’avais déjà 25 ans. En décidant de revenir, je me donne une autre chance. Et ça m’a apporté beaucoup de positif, puisqu’il a fallu que je me réorganise et que je développe mon autonomie comme athlète», a-t-elle laissé entendre.

«Lorsque je mettrai un terme à ma carrière, je veux avoir le sentiment que j’ai tout donné.  Et on ne sait jamais ce qui nous attend pour la suite. Peut-être vais-je m’engager pour un autre cycle de quatre ans en vue des Jeux de 2024», a-t-elle évoqué avec un sourire en coin.

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