Règlement encadrant les animaleries: une solution qui risque de créer plus de problèmes

Par Pierre-Olivier Girard
Règlement encadrant les animaleries: une solution qui risque de créer plus de problèmes
La propriétaire de l'Animalerie Orford, Fanny Richard, espère que le règlement de la Ville de Montréal ne fera pas boule de neige dans la région. (Photo : Le Reflet du Lac – Pierre-Olivier Girard)

OPINION. Le nouveau règlement de la Ville de Montréal qui encadre la vente de chiens, chats et lapins dans les animaleries soulève bien des interrogations dans la région.

Propriétaire de l’Animalerie Orford depuis 14 ans, Fanny Richard demeure convaincue que cet encadrement, qui est entré en vigueur le 1er juillet dernier, risque de causer davantage de problèmes que d’en régler.

À son avis, les animaleries concernées risquent d’avoir plus difficultés à se procurer des chiens, chats et lapins puisqu’elles ne peuvent que vendre ceux provenant de refuges, sociétés protectrices des animaux et cliniques vétérinaires.

Une situation qui risque, selon la Magogoise, d’obliger les clients à se tourner encore plus vers Internet, où les usines à chiots ont le vent dans les voiles. «Sur Internet, les gens n’ont pratiquement aucune garantie sur la santé de l’animal, contrairement à une animalerie comme la nôtre où les clients sont beaucoup plus protégés», soutient Fanny Richard.

«Dans notre cas, on s’assure toujours de voir la maman d’une portée. De plus, on garde un registre sur les informations du propriétaire, question d’être le plus transparent possible avec le client. On ne vend pas des chiens seulement pour l’argent, on le fait de manière responsable, pour les bonnes raisons. Je préfère avoir des cages vides et miser seulement sur des animaux de qualité», soutient-elle.

Un autre problème potentiel, aux dires de la femme d’affaires, est le risque de surpopulation. À son avis, les animaux vendus par des particuliers sont généralement non vaccinés et non stérilisés. «Les SPA du Québec euthanasient déjà de nombreux chats en raison de la surpopulation. Pour moi, cette réalité est beaucoup plus grave et urgente», soutient Mme Richard.

«Ce qui me désole encore plus, c’est que j’ai tenté par le passé de conclure un partenariat avec la SPA de l’Estrie pour acheter leurs chats, qu’ils soient bébés ou adultes, au lieu qu’ils soient euthanasiés. Malheureusement, il n’y a jamais eu d’ouverture de l’organisme», déplore la femme d’affaires.

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