Jacques Huot: 50 ans comme professionnel de golf… et ça continue

Par Patrick Trudeau
Jacques Huot: 50 ans comme professionnel de golf… et ça continue
Amorcée en 1969, la carrière de Jacques Huot comme professionnel de golf s'étend maintenant sur un demi-siècle. (Photo : Le Reflet du Lac - Patrick Trudeau)

CARRIÈRE. L’année 2019 marque une étape importante dans la carrière de Jacques Huot, puisque celui-ci fête ses 50 ans à titre de professionnel de golf. Et comme la retraite ne semble pas faire partie de ses plans à court terme, il faut croire que le pro du Manoir des Sables est toujours passionné par son travail.

Bien qu’on ne possède pas de statistiques à ce niveau, on peut penser que Jacques Huot est l’un des seuls de sa race au Québec, avec son demi-siècle d’implication continue.

Originaire de Plessisville dans les Bois-Francs, l’homme de 65 ans a obtenu son premier emploi comme professionnel adjoint au club de sa ville natale, en 1969, alors qu’il n’était même pas encore sorti de l’adolescence. «Je me suis d’abord familiarisé avec le golf en agissant comme cadet à Victoriaville pendant quelques années. J’avais aussi un certain talent au hockey et j’aurais aimé jouer junior, mais je n’étais pas assez grand», se rappelle-t-il en riant.

Partenaire de Nancy Lopez

Si sa carrière devait prendre fin abruptement, Jacques Huot n’aurait certainement aucun regret. «J’ai réalisé tous mes rêves en matière de golf», estime celui qui est devenu arrière-grand-père il y a quelques semaines.

Lors de séjours de formation en Floride, il a notamment eu la chance de côtoyer et de jouer en compagnie de plusieurs grands noms, dont Ben Crenshaw, double champion du Masters, et Nancy Lopez, l’une des meilleures joueuses de l’histoire. «Nancy était assistante-pro au même club que moi en Floride, durant ma jeunesse. Lorsque nous avions terminé notre quart de travail, on allait frapper des balles ensemble. Elle avait un talent fou», se souvient-il avec une dose de nostalgie.

L’enseignement: sa grande passion

De nature affable et bien apprécié par les membres et visiteurs, Jacques Huot avoue toutefois que sa grande passion demeure l’enseignement du golf. Lorsqu’on lui demande ses fonctions officielles, il insiste sur le terme pro en titre et pro enseignant.

Durant la première moitié de sa carrière, il a d’ailleurs maintes fois été honoré pour ses qualités de professeur. «Durant trois ans, j’ai été nommé parmi les trois meilleurs assistants au Québec. Il faut dire que j’ai eu de bons élèves qui ont connu d’excellents résultats dans différents tournois. Aujourd’hui, je donne surtout des cours aux gens qui veulent perfectionner leur technique ou qui souhaitent seulement se faire remettre sur le bon chemin», explique-t-il avec un sourire.

«Le golf est un sport qui vous donne constamment une leçon d’humilité. Une journée, tu te crois bon parce que tu viens de réussir un excellent coup, mais le trou suivant, tu te retrouves avec un double bogey. Le golf est un sport individuel, et si tu manques ton coup, tu n’as que toi à blâmer. L’important, c’est qu’il faut que ça reste un jeu», plaide-t-il.

Deux séjours à Venise

Après avoir débuté sa carrière à Plessisville comme professionnel adjoint, Jacques Huot a œuvré successivement aux clubs Dummondville, Godefroy et Sherbrooke (Country Club) durant les années 1970 et 1980, étant au passage promu professionnel en titre en 1979.

Son premier séjour dans la région de Magog s’est effectué entre 1988 et 1992, alors qu’il a agi comme bras droit de Marcel Dion au Club Venise.

Après un intermède de cinq ans dans la région de Longueuil, il est ensuite revenu pour de bon en Estrie, complétant un deuxième mandat à Venise entre 1997 et 2015.

Depuis l’automne 2015, son bureau surplombe le 18e trou du Manoir des Sables.

Jacques Huot veille aux activités du club de golf du Manoir des Sables depuis 2015. (Photo Le Reflet du Lac- Patrick Trudeau)

 

Son arrivée au Manoir représentait tout un défi, puisqu’il devait succéder à Marc Viens, qui était solidement implanté à cet endroit depuis plusieurs années (avant d’acheter le Golf et Académie Longchamp), et qu’il devait aussi conserver son noyau de membres. «Un professionnel de golf se doit de garder ses membres actifs et d’aller en chercher d’autres. Oui, c’est beaucoup de travail de nos jours, mais ça tombe bien; je n’ai jamais compté mes heures et j’ai toujours aimé les défis», précise l’homme de 65 ans.

«J’adore l’ambiance d’un club de golf, surtout à cette période de l’année où il fait beau et qu’il y a beaucoup de joueurs. Lorsque l’automne arrive et qu’on se retrouve avec des journées pluvieuses, je commence à m’ennuyer», ajoute-t-il.

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