Acier Orford: pas de faillite et pas de retard au chantier du pont Saint-Michel

Par Dany Jacques
Acier Orford: pas de faillite et pas de retard au chantier du pont Saint-Michel
Acier Orford a évité la faillite mardi malgré des dettes s'élevant à 35 millions de dollars. (Photo : Le Reflet du Lac)

AFFAIRES. Le ministère des Transports du Québec (MTQ) assure que les problèmes financiers de la compagnie Acier Orford n’affecteront pas la construction du pont de la rue Saint-Michel à Magog, une structure qui enjambe l’autoroute 10, surtout que l’entreprise a évité la faillite mardi.

Cette entreprise sherbrookoise de 150 travailleurs, située à deux pas du Ciné-Parc Orford, est un sous-traitant de chantier pour la fourniture de pièces en acier.

Même si Acier Orford s’est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 6 août dernier, le MTQ précise que les travaux n’accusent aucun retard. «L’entrepreneur Couillard Construction n’a signifié aucune problématique quant à l’approvisionnement de ses matériaux, indique la conseillère en communication du MTQ, Dominique Gosselin. L’entrepreneur travaille actuellement sur les culées en béton du futur pont et certaines pièces d’armatures en acier nécessaires à la construction ont déjà été livrées sur le chantier.»

Deux dossiers totalisant des dettes de 51 M$

Les propriétaires concernés ont placé Acier Orford et une autre compagnie leur appartenant (Vestigalis Équipements) sous la protection de la Loi sur la faillite au début du mois.

Acier Orford ne pouvait plus payer ses comptes en raison d’un passif de 35,4 millions de dollars. La dette de Vestigalis s’élevait pour sa part à 16 M$, pour un grand total de 51 M$.

Les principaux créanciers garantis d’Acier Orford sont la Banque Toronto Dominion (9,8 M$), la Banque de développement du Canada (1,8 M$) et Investissement Québec (1,2 M). Ces derniers seront totalement remboursés, contrairement à une longue liste d’environ 150 autres créanciers estriens et de la province.

Les plus importantes dettes associées aux créanciers ordinaires (non garantis) ciblent le Groupe Dallaire de Québec (10,2 M$), Gerdeau Ameristeel de Toronto (1,5 M$), Logistique LM de Magog (3,6 M$), Revenu Québec (950 000 $) et Revenu Canada (320 000 $).

Les principaux créanciers de Vestigalis sont la Banque de développement du Canada (6,7 M$), Investissement Québec (1,2 M$) et Revenu Canada (7,9 M$). Les deux premiers seront remboursés au complet à titre de créanciers garantis, mais pas l’impôt fédéral, qui se trouve dans la catégorie des créanciers ordinaires.

Un vote déterminant mardi

Deux assemblées générales des créanciers se tenaient mardi à l’Hôtel Delta de Sherbrooke. L’objectif de la rencontre était de voter sur la proposition de remboursement aux créanciers garantis. Le vote déterminait la suite des choses, soit une faillite avec un refus de la proposition ou la poursuite des activités avec un vote majoritairement positif.

Un des partenaires d’affaires d’Acier Orford, Le Groupe Dallaire, a profité de cette rencontre pour soumettre une offre de 200 000 $ aux créanciers non garantis pour relancer la compagnie. Le promoteur de Québec a également mis 25 000 $ pour prendre les commandes de Vestigalis Équipements. Il se disait également prêt à assumer quelques dettes garanties.

Hier (27 août), on apprenait que l’entreprise Acier Orford évitait la faillite. Une forte majorité des créanciers ont approuvé mardi la vente de l’entreprise au Groupe Dallaire.

Le dossier est piloté par la firme PricewaterhouseCoopers.

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