Succession de Denis Paradis: des mécontents au sein même du Parti libéral

Par Dany Jacques
Succession de Denis Paradis: des mécontents au sein même du Parti libéral
L'ancien président de l'Association libérale fédérale de Brome-Missisquoi, Guillaume Tétreault, déplore les manœuvres de Denis Paradis et du Parti libéral. (Photo : gracieuseté)

POLITIQUE. Si la candidature de Lyne Bessette a été bien accueillie dans certains milieux, elle semble aussi avoir fait des mécontents au sein même des militants libéraux du comté de Brome-Missisquoi.

Ces militants ont visiblement été pris de court lorsque Denis Paradis a annoncé le 4 août qu’il quittait la vie politique, et ce, à deux mois et demi du scrutin fédéral du 21 octobre.

Parallèlement, l’ex-Olympienne Lyne Bessette confirmait son intention de lui succéder, obtenant au passage la bénédiction du député sortant.

Quelques membres influents de la région de Magog, qui ont choisi de garder l’anonymat, ont dénoncé cette stratégie de dernière minute, arguant qu’une «excellente candidate» venait d’être écartée du processus, sans même avoir eu la chance de se présenter à une investiture.

Même si plusieurs indices laissent croire qu’elle était cette «candidate», la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, a refusé de confirmer ou d’infirmer les informations.

Évincé du parti libéral en janvier dernier parce qu’il refusait d’endosser la candidature de Denis Paradis, l’ancien président de l’Association libérale fédérale de Brome-Missisquoi, Guillaume Tétreault, déplore lui aussi les manœuvres et annonces des dix derniers jours. «M. Paradis a finalement jugé bon, un peu trop tard, de quitter la vie politique. Quelle belle occasion (ç’aurait été) pour le PLC de tenir un vote démocratique, afin de choisir le prochain candidat. Malheureusement, (M. Paradis) a déjà choisi, de manière très peu démocratique (…) sa future héritière», a-t-il dénoncé, par le biais d’une lettre envoyée au Reflet du Lac.

Tétreault n’a pas hésité à faire un parallèle entre le processus actuel et les «élections au secondaire» qui, selon lui, rimaient bien souvent avec un concours de popularité. «Il serait peut-être temps pour nos partis de revenir à la base, d’évoluer un tant soit peu et de laisser le choix des candidats aux différentes associations locales. Sinon, c’est à se demander à quoi elles peuvent bien servir», s’interroge-t-il.

Rappelons que les relations demeurent tendues entre l’Association régionale, Denis Paradis et le PLC depuis plusieurs mois. Les militants réclament depuis des mois une investiture, une demande qui a été toujours refusée par la direction du PLC.

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