Pénurie de pompiers volontaires: un problème «criant» dans certaines municipalités

Par Pierre-Olivier Girard
Pénurie de pompiers volontaires: un problème «criant» dans certaines municipalités
Les pompiers volontaires sont de plus en plus une denrée rare au Québec et la région n'y fait pas exception. (Photo : Le Reflet du Lac - Archives/Vincent Cliche)

MAIN D’OEUVRE. La région n’échappe pas à la pénurie de pompiers volontaires qui frappe la province. Une situation qui est même jugée «criante» dans certains secteurs de la Régie de l’Est, qui tente par tous les moyens de compenser ce manque d’effectifs.

Le problème est répandu dans bien des municipalités du Québec, particulièrement les plus petites où les moyens financiers sont limités. Non seulement le recrutement est difficile, mais la disponibilité des sapeurs est moindre qu’à une autre époque.

«La mentalité a beaucoup changé avec la nouvelle génération. Aujourd’hui, les parents sont beaucoup impliqués au niveau familial», soutient Martin Primeau, président de la Régie intermunicipale de prévention et de protection incendie Memphrémagog Est.

«Ils sont prêts à donner du temps, mais pas autant qu’il y a 30 ou 40 ans. La dynamique a complètement changé, d’autant plus que les pompiers ne demeurent plus aussi près des casernes», constate-t-il.

Résultat: les effectifs répondant présents sont parfois insuffisants, particulièrement de jour. Heureusement, grâce à la création de la Régie comme le rappelle M. Primeau, l’organisation peut rapidement demander l’aide des pompiers voisins.

«Dans certains secteurs, comme North Hatley ou le Canton de Stanstead, le problème est même criant. Sur une intervention, on devrait être douze pompiers et parfois, ils ne sont que trois. On réussit toujours à obtenir de l’aide, mais ça vient avec des délais supplémentaires», ajoute celui qui est également maire du Canton de Hatley.

 

Des solutions coûteuses

Les solutions demeurent toutefois limitées. Il y a celle de réorganiser la Régie en une structure à temps plein comme l’a fait la Ville de Magog. Une option qui vient avec des coûts considérables. «C’est une très grosse décision qu’a prise Magog, car le montant d’argent récurrent est exorbitant», rappelle-t-il.

«Mais la Ville n’avait pas le choix, surtout au nombre de fois qu’elle s’est fait prendre à court d’effectifs. À mes yeux, c’était la meilleure chose à faire pour la protection des gens», soutient le politicien.

L’autre scénario, et possiblement le plus réaliste pour la Régie, serait d’assurer une garde en caserne, de manière à avoir des ressources prêtes à intervenir en tout temps. «Va-t-on réduire le nombre de casernes pour avoir des gens sur place? Je ne le sais pas. Chose certaine, on doit se poser la question. Je suis transparent, car c’est une réalité. Mais comme dans tout dossier, tout est une question d’argent. La journée où les gens diront que ça n’a pas d’allure et qu’ils sont prêts à payer, on le fera», conclut-il.

 

Un préventionniste à temps plein

Par ailleurs, la Régie de l’Est accueillera sous peu un premier préventionniste à temps plein. Son travail consistera entre autres à mettre sur pied des programmes de prévention, tant pour les bâtiments résidentiels que commerciaux, industriels et agricoles.

Huit des dix Municipalités de la Régie auront recours à ses services. Stanstead-Est et Barnston-Ouest continueront, pour leur part, à faire affaire avec Coaticook.

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Pour moi, j’ai demenager du NB a un petit village dans la gaspesie avec plus de 25 ans de services comme pompier volentaire. J’ai ete demander par un des capitaines de la caserne de me joinder a eux. La province de Quebec ne veux reconnaitre mes annees de services au NB et veux que je recommence a zero. Desoler pour les residents de ce village, mais, non merci.