Pluie d’injures au centre-ville de Magog: la police lance un appel au calme

Par Pierre-Olivier Girard
Pluie d’injures au centre-ville de Magog: la police lance un appel au calme
Le directeur de la Régie de police de Memphrémagog, Guy Roy, déplore le comportement de certains citoyens à l'égard des travailleurs au centre-ville de Magog. (Photo : Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)

FAITS DIVERS. Injures, doigts d’honneur, conduite dangereuse et menaces, voilà des comportements auxquels sont confrontés régulièrement les travailleurs au chantier du centre-ville de Magog. La situation est à ce point tendue que la Régie de police de Memphrémagog (RPM) lance un appel au calme.

Le directeur de la RPM, Guy Roy, avoue que les gestes rapportés aux abords du chantier de revitalisation de la rue Principale sont très inquiétants. Depuis le début des travaux, les ouvriers sont littéralement pris pour cible par des automobilistes et piétons impatients et insatisfaits de la situation.

«Les signaleurs se font engueuler solidement, déplore le grand patron.

«Certaines personnes vont même jusqu’à rouler dans les flaques d’eau pour les arroser ou les frôler pour leur faire peur. C’est très dangereux. Pourtant, ils n’ont rien à voir avec ce qui se passe. Ces gens ne font que leur travail. Il n’y a aucune raison qui peut justifier ces agissements», ajoute-t-il.

La tension est à ce point élevée que des policiers ont même procédé à l’arrestation d’un individu au cours des derniers jours, qui aurait été impliqué dans une altercation avec des travailleurs.

«Actuellement, il y a beaucoup de personnes qui jouent avec le feu. La ligne entre l’insulte et un acte criminel est souvent bien mince. Ces comportements peuvent mener à des accusations criminelles de harcèlement, intimidation, menaces ou encore voie de fait. C’est très sérieux», prévient le directeur Roy.

Ce dernier lance même un avertissement à ceux qui utilisent les médias sociaux pour se défouler et régler leurs comptes en public. «Certains individus, dans leurs propos, attaquent et entachent la compétence, l’intégrité et la crédibilité d’employés municipaux et des élus. Il y a une limite à ne pas franchir et certaines personnes ont les deux pieds dessus», conclut le grand patron.

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Luc
Invité
Luc

Faudrait pas que ces individus aillent se promener dans Montréal! Ils deviendraient fous.

Boutique Hiipie Chic
Invité
Boutique Hiipie Chic

discours M le chef de la police qui equivaut a brimer la liberte d’expression,
ou la liberte de presse!
Preferez vous veux qui garochent des roches,,,?
Une autre manifestation de la repression policiere de Magog!

Jean Gilbert
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Jean Gilbert

La situation n’est pas agréable j’en conviens mais de là à crier à la répression policière il y a une marche à ne pas franchir.

Ali Baba
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Ali Baba

Vous voulez dire une ligne à franchir ou une marche à monter…

Antoine Caron
Invité
Antoine Caron

Les travailleurs sur le terrain n’ont pas a subir votre liberté d’expression et parlant d’expression, vous devriez retravailler votre message, on comprend mal votre point avec les roches…

L.Béland
Invité
L.Béland

La liberté d’expression n’inclue pas d’insulter des travailleurs. Répression policière ? La dernière
répression policière au Québec a eu lieu en 2012 lors des manifestions des carrés rouges. L’appel au calme du chef de police n’a rien avoir avec de la répression. Les travaux devaient se faire et cela n’a rien à voir avec les travailleurs qui sont appelés à faire leur travail, en sécurité et sans insultes. Le civisme vous connaissez ? La modération a bien meilleur goût !