Magog: trois jeunes font leur marque dans la mode

Par Pierre-Olivier Girard
Magog: trois jeunes font leur marque dans la mode
Trois amis de Magog, Joël Thouin, Nicolas Champeau-Séguin et Sean Lane, sont les artisans derrière la marque de vêtement québécoise, Waterking. (Photo : gracieuseté)

MAGOG. Un projet datant du secondaire conduit trois amis dans le milieu de la mode. Ayant créé leur propre marque de vêtements, ces jeunes Magogois aspirent maintenant à conquérir le marché québécois.

Le fondateur de Waterking, Sean Lane, terminait ses études à l’école secondaire de La Ruche, lorsque le projet lui est venu à l’esprit. Tout a commencé le jour où il s’est présenté en classe avec une casquette, sur laquelle il avait fait greffer son propre logo, en forme de dauphin.

À sa grande surprise, le petit mammifère a suscité un grand intérêt dans son entourage. Si bien que le Sean Lane, en compagnie d’autres amis, a décidé de lancer sa propre marque de vêtement arborant le fameux dauphin. Depuis 2016, ils ont ajouté à leur ligne des chandails, tuques et évidemment, les casquettes. Leur signature est d’offrir des vêtements unisexes, accessibles à tous.

«À Magog, il y a vraiment eu un gros «buzz» au début. Avec le bouche à oreille, les ventes ont monté en flèche, raconte l’un des partenaires de Waterking, Joël Thouin. Il y a eu un certain ralentissement par la suite, mais là, on veut vraiment faire grandir l’entreprise et s’attaquer au marché provincial.»

 

Faire les choses intelligemment

En démarrant une campagne de sociofinancement, les trois entrepreneurs veulent recueillir de l’argent pour créer un grand inventaire de leur collection, de manière à expédier les commandes plus rapidement. Ils cherchent à obtenir 500 $ du public.

Un montant qui peut sembler minime, mais qui ferait toute la différence, selon Joël Thouin, en raison de leur situation précaire. «Nous sommes tous les trois des étudiants à temps plein. Ce serait facile de tout lâcher pour se consacrer à ce projet à 100%. Et sans doute que ça fonctionnerait, car le potentiel est là. Mais ce n’est pas notre vision. On ne veut pas prendre le risque de tout perdre. On continue de le faire intelligemment dans nos temps libres, par passion, et on veut que ça reste ainsi, du moins, pour le moment», ajoute celui qui est âgé de 19 ans.

 

Pas un créneau facile

Les trois comparses sont bien conscients que leur créneau est très compétitif. Malgré une signature qui leur est propre, ils savent que leur produit est comparable à ce qui se fait déjà sur le marché. Comme d’autres compagnies, les vêtements sont achetés d’un fournisseur et Waterking s’assure, ensuite, d’y ajouter sa touche personnelle. «On est loin d’être dans un domaine facile. En même temps, c’est presque un avantage, croit-il. Si on avait un produit révolutionnaire qui allait changer le monde, il faudrait sans doute tout miser pour ne pas rater notre coup. On voit ce projet davantage comme une belle expérience entrepreneuriale.»

«À première vue, ça a l’air vraiment simple comme concept. Mais plus le projet avance, plus les problèmes apparaissent. Et comme notre marge de manœuvre est bien mince, il faut non seulement apprendre à les gérer, mais il faut essayer d’en tirer profit. Bref, c’est la meilleure école pour apprendre», soutient Joël Thouin.

Pour appuyer leur campagne de financement, il suffit de cliquer sur cette phrase.

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