Pas de cohabitation avec les «fatbikes» pour respecter le rythme des randonneurs dans les sentiers

Par le reflet du lac
Pas de cohabitation avec les «fatbikes» pour respecter le rythme des randonneurs dans les sentiers

J’ai déménagé de Gatineau à Magog en novembre 2017. Mon conjoint et moi avons
choisi d’habiter près d’Orford pour profiter du parc comme nous le faisions avec
le parc de la Gatineau.

Nous avons acheté une carte de membre en février 2018. Nous sommes allés faire de la raquette pour la première fois le 27 janvier dernier à partir du centre d’accueil de l’Étang-aux-Cerises.

Nous avons été très déçus de constater qu’aucun sentier partant du centre d’accueil n’était
réservé aux raquettes. En fait, en regardant la carte de près, force nous est de
constater que les «fatbikes» ont clairement l’avantage. Il ne nous a fallu que
quelques minutes pour réaliser que nous n’étions pas les bienvenus pour partager
les sentiers avec eux.

D’ailleurs, les sentiers sont mal indiqués puisqu’un même sentier apparaît comme ayant des tronçons partagés par moment, à usage unique à d’autres moments, mais que une fois engagé dans un sentier, on y fait ce que l’on veut étant donné qu’il n’y aucune surveillance.

Nous nous sommes donc ramassés à partager les sentiers, peu importe l’usage prévu, avec des coureurs et des «fatbikes» qui nous arrivaient sur les talons sans crier gare, et devoir nous enfoncer dans les bancs de neige pour les laisser passer puisque les sentiers n’accommodent que juste assez d’espace pour une personne. Sans mentionner que les coureurs semblent utiliser les sentiers dans les deux directions.

Je me suis sentie comme si je devais combattre le trafic comme en semaine sur le chemin du travail. Je n’ai trouvé aucun plaisir à apprécier la beauté de la nature en devant surveiller mes arrières durant toute la durée de mon excursion. Avec une vitesse moyenne de 2,5 km/h en raquette, il est déraisonnable de croire que nous puissions partager
des sentiers avec des «fatbikes» et des coureurs qui circulent facilement au double
de la vitesse de randonneurs en raquettes sinon au triple.

Pour éviter toute confusion, et par souci d’équité, il serait bon de dédier un sentier au départ du centre d’accueil uniquement pour la raquette. Ceci éviterait toute confusion quant à l’usage prévu, respecterait le rythme des randonneurs en raquettes, et
redonnerait l’attrait de faire de la raquette au parc tout en permettant un accès
rapide à partir du centre d’accueil à la piste prévue à cet effet.

Caroline Côté

Magog

 

 

 

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