Tribune libre: le taxibus pour Magog

Par le reflet du lac
Tribune libre: le taxibus pour Magog

Vous vous rappelez peut-être, durant ma campagne électorale, je ne vous ai fait qu’une seule promesse: le taxibus. Pour moi c’était la prochaine chose la plus importante qui n’était pas déjà entamée,  tout en étant un projet sur lequel on avait un bon contrôle. Il est réalisable, ça se fait partout ailleurs (au-delà de 37 municipalités au Québec, elles ne peuvent pas toutes avoir tort?), donc pas tellement d’inconnus.

Bien sûr que ce ne sera pas rentable monétairement. Aucun système communautaire ne peut l’être.  C’est ce qu’on appelle du socialisme. Et pourquoi me direz-vous? Eh bien, vous allez débourser environ 4 $ pour une course qui en couterait 10 à 15 $ en temps normal. Il en coûtera environ 30 $ supplémentaires sur un compte de taxe unifamilial (c’est environ 1% d’augmentation. Et les contribuables sont déjà échaudés par les deux dernières hausses). À Sherbrooke ils ont de vrais bus. Et ils dépensent plus de 12 M$ par année (2015). Ça fait 70 $ par personne,  environ 200 $ par compte de taxes. Trouvez-vous ça encore trop cher à 30 $?

Si vous possédez une voiture ou si vous faites partie des gens qui n’utiliseront pas le transport, possiblement que oui, mais les autres? La proportion des adultes sans voiture est d’environ 30% dans la région, sans compter les ados qui vont à l’école à l’extérieur.  Ça fait près de 10 000 personnes. On peut augmenter le prix de la course de 4 à 5$, peut-être durant la première année? Mais ça va retarder l’implantation due au tarif un peu plus élevé. J’en entends qui crient derrière.

En plus, Magog possède une population âgée qui est moins familière avec le modèle. Les personnes âgées devront l’essayer deux ou trois fois avec des amis avant de l’adopter ou d’acheter une passe mensuelle. Et plusieurs d’entre eux ne possèdent pas de cellulaire ou d’Internet. Les contacts sont alors plus difficiles, surtout quand on attend dehors à -20 °C les deux pieds dans un banc de neige et que le véhicule s’adonne justement à être en retard. (Ne craignez rien, ça n’arrive pas souvent).

Mais ça ne s’arrête pas là. Certaines Municipalités vendent des publicités sur les poteaux d’arrêts, et ils sont nombreux ces arrêts. On peut aussi apposer la publicité sur les portières des taxis. Enfin, il y a des solutions pour apaiser les détracteurs et réduire les couts.

Que voulez-vous? À Magog, on a tout un territoire qui est largement segmenté. Les courses sont coûteuses et ne s’entrecoupent pas autant qu’à Saint-Georges, en Beauce, par exemple. Mais le besoin est réel et bien plus important qu’à Saint-Georges justement. Ici, très peu de gens peuvent profiter des centres névralgiques en s’y rendant à pied.

Les oubliés de l’autobus, un organisme à but non lucratif, a fait ses devoirs et a produit une vidéo de 12 minutes pour vous informer.  Parlez-en à votre conseiller/ère. Voici le lien pour le visionner: youtu.be/7qsClbhfsr4

 

Marc Delisle

Magog

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