Des transactions immobilières historiques au lac Memphrémagog

Par Dany Jacques
Des transactions immobilières historiques au lac Memphrémagog
Cette propriété ancestrale d’Austin appartient à la même famille depuis 100 ans. Le prix de vente demandé est de 18,8 M$. (Photo : Photo gracieuseté – Albert Brandt/RE/MAX D'ABORD Magog)

PRESTIGE. Le marché des résidences de prestige ne s’essouffle pas, surtout en constatant le grand nombre de maisons millionnaires l’an dernier, les 58,6 M$ déboursés au total ainsi que la valeur de certains domaines de luxe.

La seconde plus importante transaction de l’histoire de l’immobilier au lac Memphrémagog a été conclue en octobre 2018. La vaste propriété de 819 500 mètres carrés (environ 200 acres ou 112 terrains de soccer ou deux fois l’équivalent du Vatican) est située derrière l’Abbaye Saint-Benoît-du-Lac et offre une vue exceptionnelle sur le mont Owl’s Head.

Le coût de la transaction a été fixé à 9,2 millions de dollars, soit presque le double de l’évaluation municipale.

En 2016, une propriété de la rue Verchères, à Magog, avait été vendue à un prix record de 13 155 000 $.

Le courtier immobilier Albert Brandt a négocié l’entente de 9,2 M$, «la plus importante transaction résidentielle au Québec depuis trois ans», selon lui.

À vendre pour 18,8 M$

Il pourrait bientôt finaliser une autre transaction historique avec la vente d’une propriété d’Austin, qui est à vendre au coût de 18,8 M$. Situé sur les rives du lac Memphrémagog, ce terrain a une superficie d’un kilomètre carré, ce qui représente 136 terrains de soccer. Le prix demandé est plus de six fois plus élevé que l’évaluation municipale de 3,2 M$. Ce terrain longe le lac sur une distance d’un kilomètre.

Nicolas Matossian et Massa McMaster habitent cette propriété ancestrale, qui appartient à la même famille depuis 100 ans. Les propriétaires rappellent qu’il s’agit de la même propriété cédée par la Couronne à la famille Paige en 1778. Cette famille, tout comme celles de Nicholas Austin, des Knowlton ou des Manson, ont fui la guerre d’Indépendance aux États-Unis pour se réfugier au Québec.

Selon M. Matossian, cette propriété a été vendue à la famille Patterson qu’à la fin du 19e siècle avant d’être acheté par le grand-père de sa conjointe, Granville Gilmore.

Ce couple y habite depuis son mariage en 1967. Il y a poursuivi sa vocation agricole en plus d’y ajouter des éléments du patrimoine régional. L’église United d’Austin a été déplacée et érigée sur l’actuel terrain en 1976. «Le déplacement a pris 18 heures sur une distance de 5 km. Nous l’avons restauré et transformé en logement, tout en conservant son clocher, son orgue et son autel d’origine», détaille M. Matossian.

Outre la maison principale construite en 1948, la propriété compte sur trois autres bâtiments d’intérêt, comme une grange sans aucun clou datant de 1850, ainsi que deux maisons-écoles qui y avaient également été déplacées. Des institutrices y logeaient et y enseignaient jusqu’aux années 1950.

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Yvan Grégoire
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Yvan Grégoire

on constate que les critères d’évaluation favorisent encore et toujours les propriétés de prestige.

Quand a-t-on vu une propriété évalué à $ 300 000 se vendre $1 800 000 ou même juste $ 500 000 ?