Même des bacs à litière jetés dans le compost!

Pierre-Olivier Girard
Même des bacs à litière jetés dans le compost!
Plusieurs objets inappropriés, dont des bacs à litière, ont été retrouvés lors d'une récente collecte des matières organiques au Canton de Potton. (Photo : Photo gracieuseté)

DÉCHETS. Il semble y avoir encore beaucoup d’éducation à faire concernant le tri des matières résidentielles, comme en témoignent des photos partagées sur les médias sociaux par le Canton de Potton. À un point tel que certains citoyens sont allés jusqu’à jeter des bacs à litière dans leur compost.

Il s’agit d’un exemple parmi tant d’autres d’objets qui été découverts dans le bac brun, lors d’une récente collecte. C’est d’ailleurs l’entrepreneur, qui est chargé du ramassage des matières résiduelles au Canton de Potton, qui a fait part de sa découverte à la Municipalité.

En plus des bacs à litière, on y a retrouvé des sacs de plastique, des cannettes, des bouteilles de plastique, du verre, des barquettes de styromousse et des conserves. Bref, bien des objets qui sont tout, sauf organiques et qui sont de véritables contaminants pour la production du compost.

Le maire Jacques Marcoux s’est dit «un peu surpris» de voir de telles images, surtout que la Municipalité s’efforce depuis plusieurs années à éduquer ses citoyens. «C’est quand même très peu réjouissant comme situation, déplore-t-il. Visiblement, il y a encore du chemin à faire. Comparativement à une dizaine d’années, il y a eu une grosse amélioration. Mais depuis un certain temps, ça piétine. Il va falloir reprendre le taureau par les cornes.»

Concrètement, le Canton de Potton entend redéployer une campagne de sensibilisation pour «éduquer» ceux qui saisissent encore mal les bons gestes à poser. De plus, on envisage même d’effectuer des vérifications directement dans les bacs des particuliers. «Ce serait une patrouille verte, à défaut d’un meilleur terme, soutient le maire. Son rôle serait de vérifier aléatoirement les bacs. Et où il y aura des situations intolérables, la Municipalité informera les responsables par différents moyens. L’un d’eux pourrait être la fixation d’une étiquette sur le bac problématique.»

Par contre, Jacques Marcoux demeure prudent à l’idée d’employer la ligne dure, qui pourrait se traduire par des amendes aux mauvais trieurs. «Dans le moment, rien dans notre règlement ne permet d’imposer des amendes pour ne pas gérer convenablement les matières résiduelles. Pour moi, il s’agit du recours ultime. Avant d’y songer, je préfère envisager d’autres moyens», conclut-il.

Selon la MRC de Memphrémagog, environ 78% du contenu du bac à déchets peut encore être valorisé dans la région, c’est-à-dire soit être récupéré, composté ou donné. Un guide en ligne sur la gestion des matières résiduelles est d’ailleurs disponible à abcdubac.com.

 

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