Ils investissent au centre-ville de Magog à la veille des travaux majeurs

Par Pierre-Olivier Girard
Ils investissent au centre-ville de Magog à la veille des travaux majeurs
Le vaste chantier du centre-ville n'effraie pas Christian Lavallée et Nathalie Gaudet, qui ont ouvert deux restaurants au centre-ville de Magog en 2018.

AFFAIRES. Alors que certains commerçants appréhendent les impacts découlant des travaux de revitalisation de la rue Principale, d’autres en profitent plutôt pour investir. C’est le cas de Christian Lavallée et Nathalie Gaudet, qui ont ouvert en décembre dernier leur deuxième resto au centre-ville de Magog. À première vue, leur décision peut paraître comme de la pure folie sachant que le seul accès donnant à leur nouvelle adresse sera paralysé durant plusieurs mois, et ce, dès ce printemps. Toutefois, les principaux intéressés voient les choses d’un œil complètement différent. C’est d’ailleurs pourquoi ils n’ont jamais hésité à acquérir le local tout équipé qu’occupait, jusqu’à tout récemment, le Bistro chez Sirano. Ce dernier a fermé ses portes justement parce que ses propriétaires craignaient d’essuyer des pertes financières trop importantes en raison de la reconstruction complète de la rue. «La restauration, ce n’est pas un métier d’improvisation. Ça fait 30 ans que je suis là-dedans, alors je sais où je m’en vais, raconte Christian Lavallée. Il faut savoir compter, gérer et anticiper. C’est certain qu’il y aura des répercussions, mais il faut les prévoir et se préparer en conséquence. C’est ça être en affaires.» Un nouveau bail moins onéreux a notamment été signé avec le propriétaire du bâtiment, «pour ne pas être pris à la gorge avec des frais fixes exorbitants». Au-delà de ces préparatifs, le sommelier de formation demeure convaincu que les mois à venir seront moins critiques que l’anticipent certaines personnes. Pour lui, les visiteurs et les clients seront tout de même au rendez-vous. Avec son nouveau bistro «Aux Bourgeois», il a d’ailleurs opté pour un concept accessible et abordable pour attirer, avant tout, les gens de la place, de manière à ne pas dépendre des touristes. «Les travaux ne seront pas faits en sauvage en bloquant tous les accès, dit-il. Le centre-ville ne tombera pas mort du jour au lendemain comme une vieille ville du Far West. Et comme on dit, on ne fait pas une belle omelette sans casser d’œufs. Il faut être prêt à faire des sacrifices pour avoir le plus beau centre-ville du Québec.» Chose certaine, celui qui opère également l’Étiquette bar à vin, sur la rue Merry Nord, est convaincu que la clé du succès repose sur la passion du métier et l’attachement à leur région natale. Pour lui et sa conjointe, leur amour pour les Cantons-de-l’Est en est un qui les guide au quotidien. Il ne faut pas se surprendre, justement, qu’ils aient acquis récemment l’entreprise Panoratour, qui offre un service de guide touristique dans la région. Au total, leurs restaurants offrent de l’emploi à une douzaine de personnes. Les deux endroits sont chapeautés par le même chef, le Magogois Yannick Mathieu.

Partager cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
  S'abonner  
Me notifier des