Guacamole y Tequila de Magog: une course contre la montre pour la reconstruction

Par Pierre-Olivier Girard
Guacamole y Tequila de Magog: une course contre la montre pour la reconstruction
Le nouveau bâtiment de trois étages, qui devrait être construit ce printemps, abritera le restaurant et des logements à l'étage supérieur.

RESTAURATION. Les propriétaires du Guacamole y Tequila de Magog sont à pied d’œuvre pour obtenir dès que possible le feu vert afin de reconstruire leur restaurant, incendié en avril dernier. Elles espèrent ouvrir à temps pour la saison estivale. Il s’agit d’un objectif somme tout ambitieux sachant que leur chantier risque d’être perturbé par le lancement des travaux du centre-ville de Magog. La copropriétaire Marie-Ève Roy-Lepitre est consciente que les prochaines semaines seront une véritable course contre la montre. «Notre plus grosse contrainte est de bâtir un échéancier le plus serré possible, car dès le mois de mai, tout sera plus compliqué. Dès maintenant, chaque jour qui passe est un jour de moins pour ériger le bâtiment. Nous sommes actuellement à travailler les plans qui devront être approuvés par les urbanismes à la Ville», explique la femme d’affaires. La nouvelle construction projetée serait similaire à l’ancienne par sa taille, avec trois paliers incluant un sous-sol. Le niveau supérieur servirait pour des logements, tandis que le restaurant remplirait le rez-de-chaussée. Les proprios souhaitent aussi maximiser l’espace inférieur en y aménageant une autre cuisine et une salle de réception, deux éléments qui étaient manquants dans les anciens locaux. Marie-Ève Roy-Lepitre espère accueillir ses premiers clients dès cet été, et ce, même si l’ouverture pourrait coïncider avec un énorme chantier sur la rue Principale, en raison des travaux de revitalisation. Pour elle, il n’a jamais été question de retarder l’ouverture même si les clients risquent d’être moins nombreux qu’à l’habitude, à cette période-ci de l’année. «Avant l’incendie, nous étions en bonne santé financière et notre restaurant en était un bien établi dans la communauté, rappelle-t-elle. Je ne vois pas pourquoi on ne serait pas capable de vivre une année plus modeste. Je le vois comme une année de transition, surtout que nous devrons embaucher de nouveaux employés.»   Beaucoup d’empathie pour les voisins incendiés S’il y en a une qui comprend exactement ce qu’ont vécu les sinistrés de l’incendie majeur survenu au centre-ville en octobre dernier, c’est bien Marie-Ève Roy-Lepitre. Quelques mois plus tôt, la femme d’affaires a aussi tout perdu, à la fois son commerce et sa deuxième maison, elle qui avait un pied-à-terre sur place. «On a été très affecté par la situation, surtout que nous l’avions vécu pas longtemps avant. Ça nous a fait revivre les mêmes émotions. D’ailleurs, c’est toujours très émotif quand je reviens à Magog, car je n’ai plus rien et nulle part où aller. Et maintenant, on voit un énorme trou devant chez nous. C’est difficile, mais tout le projet de reconstruction est positif. On a hâte de tourner la page une fois pour toutes», conclut-elle.

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